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Secteur de l’éducation à Boumerdès : Déficit criant en établissements

11 septembre 2019 à 9 h 15 min

Le problème de la surcharge des classes s’accentue d’année en année dans la wilaya de Boumerdès. Comme il fallait s’y attendre, des milliers d’élèves des cycles primaire et secondaire vont suivre encore les cours dans des salles archicombles. A l’école primaire Saïd Zouar de Hamadi, le nombre d’élèves dépasse la cinquantaine par classe.

Les parents ont déjà protesté contre cette situation à trois reprises, mais les solutions tardent à venir. Même problème à l’école de Mouliha, à Ouled Moussa, où la moitié des potaches étudie dans des classes roulantes. Avant-hier, de nombreux parents d’élèves, dont les enfants sont scolarisés à l’école Abane Ramdane de Chender (Naciria), ont manifesté à cause du manque de places pédagogiques. Même le cycle moyen n’a pas été épargné.

Les CEM de Figuier, Corso, Hamadi, etc., connaissent une tension sans précédent à cause du manque de vision des autorités. Cette année, le secteur de l’éducation a été renforcé par 7 groupes scolaires, 2 CEM à Thénia et Si Mustapha et 2 lycées à Timezrit et Ouled Aïssa. Mais cela reste largement insuffisant. Dans le premier palier, au moins 17 écoles ont connu des retards dans la réalisation et leur réception a été reportée au mois de décembre. L’année passée, le secteur a connu un déficit de 40 écoles et 25 établissements avaient fonctionné avec plus de 40 élèves par classe.

Outre la surcharge, des dizaines d’écoles sont très dégradées et mal équipées, tandis que d’autres ont des sanitaires insalubres et ne sont pas raccordées aux réseaux d’AEP, de gaz, de téléphone, etc. Il y a quelques mois, l’Etat a réservé une enveloppe de 100 milliards de centimes sur le FSCL pour leur réhabilitation, mais la plupart des communes n’ont pas encore consommé les subventions affectées à cet effet.

L’APC de Naciria a eu droit à une cagnotte de 5 milliards pour aménager 11 écoles. Néanmoins, les contrats sont toujours au niveau du contrôleur financier. Idem à Chabet El Ameur, où l’APC peine à lancer les opérations de réhabilitation d’un montant de 7 milliards au niveau de 15 écoles primaires, dont la plupart sont pourtant dans un état catastrophique.

Le cycle moyen devait être renforcé par 10 nouveaux CEM, mais huit sont en cours de construction.
Le cycle secondaire, lui, connaît un déficit de 9 établissements. Contrairement au discours officiel et malgré le lancement de la planche à billets, 25 groupes scolaires, 5 CEM et 5 lycées ne sont pas encore dégelés pour réduire la tension que connaît le secteur. Une tension née du boom démographique que connaissent certaines villes de la région, à l’instar de Khemis El Khechna, Boudouaou et Boumerdès, où d’importants programmes de logements et des promotions immobilières ne cessent de pousser.

Si rien n’est fait pour maîtriser le mouvement des populations, les déséquilibres en termes de disponibilité d’infrastructures de base risquent de s’accentuer à l’avenir, surtout lorsqu’on sait que des dizaines d’écoles de la région pourraient fermer à l’avenir faute d’élèves à scolariser.


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