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Projets bloqués à Boumerdès : Ce qui attend le nouveau wali

01 octobre 2018 à 1 h 00 min

De vastes zones d’activité sont à l’abandon dans différentes localités. Des souscripteurs à différents types de logements protestent régulièrement contre la lenteur des travaux.

La wilaya de Boumerdès a vu se succéder à sa tête cinq walis depuis 2008, mais les bilans de ces derniers restent globalement en deçà des aspirations des populations. Malgré sa proximité géographique de la capitale et ses atouts indéniables dans les domaines du tourisme et de l’agriculture, cette région peine à diversifier son tissu économique et à s’imposer comme pôle d’attraction touristique.

Depuis jeudi dernier, chacun y va de son commentaire quant au profil du nouveau chef de l’exécutif, Mohamed Salamani, et au sort de son prédécesseur. Si certains se sont réjouis du départ de l’ex-wali, Abderrahmane Madani Fouatih, l’accusant d’«être autoritaire et d’avoir échoué à relancer les investissements», d’autres regrettent le départ d’«un homme de terrain, visionnaire et exigeant, qui a réussi à reloger en une année plus de 11 000 familles occupant des chalets».

Le nouveau wali, lui, aura fort à faire pour assainir la situation des 22 zones d’activité (ZAD) de la région. Sur les 478 projets prévus dans ces zones, seulement 197 sont opérationnels, 155 sont bloqués tandis que 113 n’ont pas encore démarré à cause du manque de financements, l’absence d’actes de concession du permis de lotir et la non-viabilisation de ces sites industriels.

Que ce soit à Bordj Menaïel, Naciria, Dellys, Hammadi ou Khemis El Khechna, de vastes terrains devant abriter des unités industrielles sont livrés à l’abandon, tandis que d’autres ont été détournés de leur vocation par des pseudo-investisseurs, qui y ont érigé des salles des fêtes et des constructions à usage d’habitation.

Même la zone industrielle créée sur une surface de 137 ha à Larbatache tarde à être aménagée par l’Aniref, compromettant ainsi le lancement de plus de 90 projets d’investissement de dimension nationale.

Pour ce qui est du tourisme, sur 58 projets agréés par la tutelle, seuls 16 sont en cours de réalisation, a précisé le directeur du secteur, jeudi dernier, lors d’un conseil de wilaya. Invités par l’ex-wali à faire part de leurs difficultés, de nombreux hôteliers se sont plaints des entraves bureaucratiques, notamment celles liées à la délivrance des permis modificatifs de leurs plans.

Si l’ex-wali a brillé en termes d’initiatives visant l’amélioration du cadre de vie des citoyens à travers l’organisation de concours des meilleures cités, villages, écoles et plages, son successeur, lui, aura la lourde tâche de relancer les projets de protection des villes de Boudouaou, Dellys et Bordj Menaïel contre les inondations, bloqués par manque de budgets.

Dans le domaine de l’éducation, des milliers d’élèves étudient dans des écoles surchargées. La wilaya a bénéficié de 114 projets d’établissements en 2014, mais plus d’une centaine n’ont pas encore démarré. Dans le secteur de la santé, la situation n’est pas meilleure. Les habitants de la région attendent avec impatience l’achèvement de l’hôpital des 240 lits, à la traîne depuis cinq ans.

Pour ce qui est de l’AEP, des efforts doivent être fournis pour endiguer le problème de la pénurie d’eau qui affecte notamment les communes d’Afir, Timezrit et Chabet El Ameur. Outre ce problème, pas moins de 130 localités de la wilaya ne sont pas raccordées au réseau d’assainissement, alors que 55% des foyers de la région sont dépourvus de gaz naturel.

Les projets de raccordement des localités de Taouarga, Afir, Timezrit, Ouled Aïssa et Ammal sont bloqués depuis deux ans à cause des oppositions et du manque de crédits. Dans le secteur de l’habitat, ce sont les chantiers LPA, LPP et AADL qui semblent poser problème.

Il ne se passe pas une semaine sans que des protestations soient organisées par des souscripteurs, dénonçant les lenteurs dans les travaux.

C’est dire que la mission du nouveau chef de l’exécutif ne sera pas facile. Outre la relance des investissements, d’aucuns souhaitent le voir agir avec fermeté contre les pseudo-investisseurs, les spéculateurs fonciers et les promoteurs immobiliers qui piétinent allègrement la loi à Boumerdès et dans d’autres communes de la wilaya.


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