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lundi, 13 juillet, 2020
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Non-respect des mésures sanitaires à Boumerdès : La passivité des autorités fait craindre le pire

29 juin 2020 à 9 h 30 min

Alors que dans d’autres wilayas le nombre de verbalisations pour non-respect des mesures sanitaires vont crescendo, à Boumerdès la police a fait état le week-end dernier de 1803 personnes qui ont été interpellées pour violation des règles de confinement partiel durant les trois derniers mois.

Un délit passible d’une peine d’emprisonnement de trois (3) jours ou plus et d’une amende allant de 3000 à 6000 DA. La Sûreté de wilaya annonce également la mise en fourrière de 165 véhicules et 23 scooters pour les mêmes motifs.

Pour certains observateurs, ce bilan dénote du manque de fermeté des autorités face au nombre grandissant des infractions. Si les policiers se montrent parfois intransigeants, les gendarmes sont d’une indulgence manifeste à l’égard des récalcitrants. Les brigades de la direction du commerce, elles, se contentent de campagnes de sensibilisation mais sévissent rarement contre les désobéissants.

Parfois on laisse faire même les tournois de football et les fêtes de mariage. A Bordj Menaiel, la fermeture des salles des fêtes n’a pas dissuadé certains de reporter leur festin.

Il y a trois jours, des fêtes ont été organisées au lotissement Amrous et à la cité Tahrir avec en prime du baroud et le bruit strident du disc jockey. Idem à Souk El Had où trois fêtes de mariage ont été organisées récemment dans des cités situées à quelques encablures de la brigade de gendarmerie.

A Boumerdès, les klaxons des cortèges nuptiaux et les dîners entre proches font oublier totalement la crise sanitaire. «Au Rocher Noir, les policiers chassent régulièrement les baigneurs de la plage mais ils ne sont pas venus arrêter une fête qui a duré jusqu’au matin à 100 m de leur unité.

Il ne sert à rien de demander aux gens de porter des bavettes si on tolère les festivités susceptibles de favoriser la propagation du virus», s’écrie un habitant. Peu présente et permissive dans les communes rurales, la puissance publique n’hésite pas à sortir ses griefs quand il le faut dans les grands centres urbains. Au chef-lieu de wilaya, plus question d’entrer dans un commerce si on ne porte pas de bavette. La police veille au grain.

Et gare au commerçant qui enfreint les règles en vigueur. «Je connais trois commerçants qui ont payé une amende de 10 000 DA pour avoir laissé des gens accéder à leurs magasins sans masque», dira Achour, employé dans une mini-supérette à la cité 11 Décembre. Agile et constamment alerte, Achour doit aussi veiller à ce que l’accès au magasin soit à tour de rôle.

Dans d’autres communes, le contrôle est quasi-inexistant. A Bordj Menaiel, Naciria, Chabet El Ameur, Issers et bien d’autres localités, le coronavirus n’inquiète guère la population.

Si la violation des règles du confinement fait parfois réagir les agents de la police, ce n’est pas le cas pour l’obligation du port du masque et le respect de la distanciation sociale. «Les gens prennent le virus pour une blague. Celui qui ose imposer quoi que ce soit à ses clients risque d’être boudé», dira Amar, gérant d’une confiserie à Bordj Menaiel.

Dans les municipalités précitées, même le confinement partiel n’est pas respecté. En dépit de la recrudescence des contaminations à travers la wilaya et la saturation de l’hôpital de Thénia, nombreux sont ceux qui doutent encore de l’existence de la maladie et de la véracité des chiffres des autorités.



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