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Développement à Thénia (Boumerdès) : Priorité au repeuplement des zones rurales

29 octobre 2020 à 10 h 00 min

Connue sous le nom de Thizi n’Ait Aicha, la commune de Thénia, ex-Ménerville, est l’une des plus anciennes villes du centre du pays.

Cette localité qui, jadis point de relais entre la capitale et l’est du pays, traîne toujours les séquelles du séisme de 2003. Les stigmates de cette catastrophe sont encore visibles au centre-ville où de nombreuses bâtisses tardent à être construites à cause de litiges insolubles.

Comme toutes les villes du pays, Thénia a connu une excroissance anarchique avec la réalisation de deux pôles urbains qui, malhreusement, manquent cruellement d’équipements publics, notamment d’établissements scolaires. Le P/APC, Ali Ben Tala, parle d’une dizaine de projets d’écoles primaires qui ont été gelés malgré la pression qui se fait sentir au lotissement Belaid et Hai Ellouze.

La crise de logement préoccupe aussi au plus haut point les élus locaux. «Plus de 90% des réclamations de nos administrés sont liées au logement. Nous avons plus de 3200 demandes pour un programme de 340 appartements qui patine depuis 10 ans», précise le maire, ajoutant que même les programmes LPA/LSP sont en souffrance.

La commune a bénéficié de 300 unités, mais 200 ne sont pas encore entamées malgré les multiples protestations des postulants. Malgré l’affectation de 90 milliards de centimes par la DUC, le chef-lieu tarde à faire sa mue. Hormis la placette jouxtant le siège de la daïra, propre et bien aménagée, les autres coins de la ville sont livrés aux oubliettes. «Cela fait trois ans qu’on a dégagé l’argent pour refaire les trottoirs et l’éclairage public, mais les entreprises travaillent une fois par mois», s’indigne un habitant qui rappelle les années fastes de la ville et son riche passé historique.

En effet, de nombreux historiens rapportent que le célèbre roi berbère Fermus, fils de Nubel, s’y était établi vers le IVe siècle avant de se révolter avec son frère Gildon contre les Romains en s’emparant des villes d’Alger et de Cherchell.

Les traces de leur château, sis à Souamaâ sur les hauteurs de la ville, sont visibles à ce jour. La commune s’est beaucoup développée après l’Indépendance, mais son essor fut stoppé dès le découpage administratif de 1984. «C’est Thénia qui devait être érigée comme chef-lieu de wilaya pas Boumerdès. Il y avait tout ici. Notre hôpital était un des meilleurs du pays. Aujourd’hui, il faut des mois pour pouvoir passer un scanner ou une échographie. On avait aussi un tribunal, de belles écoles et une salle de cinéma, mais celle-ci a été cédée à un privé avant de la laisser à l’abandon. Aujourd’hui, nous n’avons même pas une salle de sport digne de ce nom. La salle omnisport risque de s’écrouler à tout moment. L’APW a alloué 20 millions pour stopper le glissement du terrain survenu en contrebas de la structure. Malheureusement, les travaux tardent à démarrer», dira M’hamed avec dépit.

Dans les zones rurales, beaucoup reste à faire. Les élus ont commencé par le revêtement des routes, comme c’est le cas à Ouled Ali, Ibouadaden, Merchicha, Mahran Draa Ben Hadhoum, Béni Daoud, Tala Maâli. Mais cela reste insuffisant.

La plupart de ces villages manquent d’éclairage public, de gaz naturel, d’aires de jeu, de réseau d’assainissement, etc. Malgré le manque de financement, le P/APC promet que 80% des projets à venir vont profiter aux zones rurales afin de les repeupler. «C’est notre priorité», lance-t-il. Selon lui, «l’APC a proposé la réalisation de 20 opérations dans le cadre du développement des zones d’ombre. On attend juste les budgets pour les concrétiser».

 

Le budget communal déficitaire

Le budget de l’APC de Thénia a été durement impacté durant cette période de pandémie. Les élus affirment avoir enregistré un déficit budgétaire de 100 millions de dinars. «Nous avons sollicité l’aide de la wilaya, on nous a accordé 20 millions de dinars», indique le P/APC qui se plaint du manque d’investissements et de sources de revenu dans la commune. «Nos recettes propres sont évaluées à 18 millions de dinars dont 50% proviennent de la TAP», souligne-t-il. La localité vit grâce aux subventions de l’Etat, mais celles-ci n’ont jamais été consommées à temps. A titre d’exemple, 9 sur 12 opérations inscrites sur le budget de wilaya et d’autres prévues sur le budget communal, les PCD et le GSGCL (ex-FCCL) ne sont pas encore lancées. Pour équilibrer son budget, l’APC se doit surtout de revaloriser ses biens immobiliers à travers l’augmentation des prix de cession et le recouvrement des arriérés de loyers comme c’est le cas pour les locaux (80) et les logements (89). Apostrophé au centre ville, un citoyen affirme payer 450/mois pour un F3 qu’il occupe depuis 30 ans. Par ailleurs, certains trouvent anormal que le marché hebdomadaire soit exploité gracieusement alors qu’il pourrait engranger d’importants dividendes à la trésorerie.


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