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jeudi, 14 novembre, 2019
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Rentrée professionnelle à Boumerdès : De nouvelles formations adaptées au marché de l’emploi

30 septembre 2019 à 9 h 00 min

L’année passée, 95% des stagiaires ont été recrutés au niveau des entreprises qui les ont accueillis durant leur apprentissage.

Pas moins de 17 602 stagiaires sont attendus pour cette rentrée professionnelle dans la wilaya de Boumerdès, La moitié des inscrits, soit 8 465, a opté pour une formation diplômante. Le reste suivra des formations qualifiantes. L’apprentissage suscite un engouement fort, avec 61% des choix.

Cette tendance s’explique, selon le directeur de la formation et de l’enseignement professionnels, Saâdna Sahel, «par la nouvelle stratégie adoptée dans la confection de la carte pédagogique selon un zoning reposant sur le découpage de la wilaya en pôles d’activités selon les segments correspondants à l’agriculture et la pêche, le tourisme, l’industrie et le BTP». Ces offres sont basées sur des données effectuées auprès du marché de l’emploi, où des entreprises ont été approchées pour fournir une nomenclature des besoins.

De même que l’ANEM a été sollicitée afin de fournir une carte des secteurs et des demandeurs d’emploi. Ainsi, contrairement au passé, on a fini par comprendre que chaque secteur a des spécificités qu’il faut prendre en charge en amont et non en aval, comme cela se faisait auparavant.

En tous cas, ces besoins exprimés ont permis de dégager pour cette année dix nouvelles spécialités sur les 194 proposées : aide-vétérinaire, protection de la végétation,  transformation du plastique, verroterie, hygiène et sécurité, emballage agro-alimentaire, transformation des viandes, gestion des stocks et logistique, arts graphiques et multi-store.

Les responsables de la DFEP de la wilaya de  Boumerdès espèrent réaliser une bonne année professionnelle, à l’instar de l’année précédente, où «95% des stagiaires ont été recrutés au niveau de l’entreprise qui les a accueillis durant leur apprentissage».

Cette nouvelle orientation des jeunes non bacheliers ne s’explique pas seulement par l’augmentation significative de l’offre de poste pédagogique rendue possible grâce à la réception de nouvelles infrastructures comme l’Institut de l’enseignement professionnel du Sahel, l’IFP des arts graphiques de Boudouaou (120 places), l’internat de 60 lits à Ouled Moussa et la demi-pension à Keddara d’une capacité de 250 repas. Il y a également le grand espoir de poursuivre sa formation en technicien supérieur, après avoir obtenu le bac professionnel.

Désormais, cela est possible vers la fin de cette année, ou, au plus tard, l’année prochaine. L’horizon se dégage enfin et l’espoir est permis d’ambitionner un épanouissement dans son métier de prédilection.  Ce qui n’était pas le cas jusque-là. «Je n’aurai plus honte de mon échec dans ma scolarité classique. De plus, je pourrai  m’enorgueillir d’avoir un bac. C’est important aux yeux de la société et à mes yeux.

Il va sans dire que je pourrai aller plus loin et peut être avoir ma propre entreprise une fois que j’aurai acquis assez d’expérience», nous a livré un malheureux candidat au bac. Les campagnes de sensibilisation auprès des collégiens et des lycéens semblent avoir porté leurs fruits. Toutefois, des jeunes de certaines régions enclavées et qui avaient quitté les bancs des écoles ignorent tout des nouveautés de la formation professionnelle. Ils se contentent de certains jobs de subsistance qui durent parfois toute leur vie. C’est vers cela qu’il faut concentrer la sensibilisation.


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