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Covid-19 à Boumerdès : Pression sur le laboratoire de dépistage

05 août 2020 à 9 h 17 min

Ouvert en mai dernier, le laboratoire assurant le dépistage du coronavirus à l’hôpital de Thénia subit une énorme pression. Les malades attendent parfois plus d’une semaine pour recevoir les résultats des tests RT-PCR.

Une situation intenable qui a été maintes fois dénoncée par le personnel médical et les patients. «Le laboratoire reçoit une moyenne de 80 kits de prélèvement par jour alors qu’on peut en analyser une quarantaine en 24h», dira un médecin exerçant dans cet établissement hospitalier.

Équipé grâce aux dons de bienfaiteurs, la réception de ce labo avait suscité de grands espoirs parmi le personnel soignant et la population locale. Cependant, cette joie a été de courte durée. La flambée des contaminations au coronavirus aura faussé les calculs des plus optimistes. Aujourd’hui, le diagnostic des cas symptomatiques se fait à l’aide des scanners.

Un examen qui n’est toujours pas disponible à l’EPH de Dellys pour absence d’appareil de scanner tandis qu’à Thénia l’hôpital n’est pas pourvu en radiologues. Ici, c’est un radiologue privé qui interprète les clichés. «Il vient 3 fois par semaine et parfois il fait jusqu’à 30 scanners par jour», dira un infirmier. En sus des patients de la wilaya, le laboratoire Covid-19 prend en charge également les tests provenant de l’EPH de Lakhdaria.

Déjà exsangue en raison de la charge de travail, le personnel médical ne sait pas où donner de la tête face à cette situation aggravée par la saturation des services d’isolement et la réduction de leurs effectifs à cause de la multiplication des contaminations. «Le wali a promis début juillet l’acquisition de nouveaux équipements pour doubler les capacités de dépistage du laboratoire, en vain. Cela nécessite une cagnotte de 10 millions de dinars ou moins. Les autorités dépensent des milliards dans des projets parfois inutiles mais elles sont incapables de mobiliser 3 millions de dinars pour acheter un extracteur ou une centrifugeuse.

Que fait l’APW pour ne pas dégager une telle somme ?», s’offusque un médecin urgentiste, qui plaide pour la levée des entraves empêchant les laboratoires privés de se lancer dans le dépistage. «C’est le seul moyen qui permet de réduire la pression sur les hôpitaux et de ralentir la contagion. Aujourd’hui, même nous, médecins, ne sommes pas dépistés à temps malgré la hausse inquiétante des contaminations dans le milieu hospitalier.

Au 2e jour de l’Aid, on a perdu un agent de service à l’EPH de Bordj Menaiel tandis qu’une quinzaine d’autres employés sont sous traitement dont la directrice. A Thénia, on a recensé une trentaine de malades parmi le personnel. Certains ne présentaient aucun symptôme alors que les tests PCR sont sortis positifs», explique-t-il. Un autre praticien relève la problématique du manque de réactifs et la fermeture du laboratoire durant les week-ends en raison du manque d’effectif, préconisant la réaffectation momentanée de biologistes des autres hôpitaux vers celui de Thénia.

A noter que le secteur de la Santé a vu avant-hier la nomination d’un nouveau directeur en la personne de Said Ouabbas. Cette nomination intervient après huit mois de gestion intérimaire assurée par Mme Fatiha Laliam. Ancien directeur de l’hôpital de Bordj Menaiel, M. Ouabbas occupait depuis 2018 le poste de DSP à Mila.



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