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dimanche, 25 octobre, 2020
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Corso (Boumerdès) : Les habitants des bidonvilles réclament le relogement

17 octobre 2020 à 10 h 00 min

Les habitants du quartier dit Onaco, dans la commune de Corso, ont fermé la route mardi dernier en signe de protestation contre l’absence de distribution de logements sociaux en leur faveur.

Ce n’est pas la première fois que ces citoyens ont recours à ce moyen pour faire entendre leur voix. Toutefois, le contexte préélectoral et la récente distribution de logements pour les habitants de chalets de Tidjelabine semblent avoir poussé les mal lotis à sortir dans la rue.

Le chef daïra de Boumerdès, dont dépend la commune de Corso, M. Messahel Mohamed, dira : «J’ai reçu lundi des représentants dudit bidonville. Je leur ai expliqué que la dernière distribution de logements concernait les sites chalets dont les habitants attendent depuis le séisme de 2003 d’être relogés. Quant à eux, ils doivent patienter jusqu’à ce que les projets de logements sociaux soient achevés.

Et j’ai précisé qu’il y aura une étude de dossiers au cas par cas.» Certes, l’inertie des responsables locaux devant l’installation progressive de nouveaux arrivés a exacerbé la situation qui est devenue ingérable alors qu’à l’opposé, il n’existe aucun programme de logements sociaux au niveau de la commune de Corso. La demande, elle, a atteint le chiffre de 1500 demandes. La wilaya de Boumerdès compte plus de 260 bidonvilles.

La localité de Boudouaou El Bahri compte à elle seule plus de 700 bicoques recensées à travers une dizaine de sites. Le littoral de cette municipalité est complètement défiguré. Même les terres agricoles n’ont pas été épargnées par ce fléau.

À Cap-Djenet, à l’autre extrémité de la wilaya, on fait état de 600 taudis. La commune de Bordj-Menaïel compte, quant à elle, l’un des plus grands bidonvilles de la wilaya. Connu sous le nom de Bastos, le site est la proie de tous les maux sociaux. Les familles qui y végètent sont exposées à toutes sortes de maladies à cause de l’insalubrité. La quasi-totalité des habitations sont érigées à l’aide de parpaings et de plaques en zinc.

Et elles ne sont raccordées ni au réseau d’assainissement ni à celui d’eau potable. Les eaux usées coulent à l’air libre avant de finir dans l’oued. La commune des Issers compte, à elle seule, trois bidonvilles.

Des quartiers précaires qui ne cessent de connaître une expansion au fil des années. Au quartier Issers-ville, l’on dénombre deux : l’un longe la route menant à Laâbid et l’autre est surnommé Royal.

Le troisième quartier précaire de la localité est situé au niveau de la cité Coopérative, au centre-ville. Dans l’expectative, les familles qui résident au niveau du gourbi dit Royal s’insurgent contre le retard mis dans leur relogement : «Les eaux pluviales s’infiltrent dans toutes les habitations de la cité et les maladies, notamment les MTH, sont légion, faute d’assainissement», déplore un citoyen.

Et un autre d’ajouter : «Nos maisons sont fissurées et risquent, à tout moment, de s’effondrer sur nos têtes. Les autorités doivent réagir avant qu’une catastrophe ne se produise».

À Khemis El Khechna, où la densité démographique est la plus élevée, des citoyens ne peuvent plus supporter encore de vivre dans des habitations de fortune dont la plupart datent des années 1970. Le bidonville Kermana englobe à lui seul près de 700 familles qui vivotent dans des conditions lamentables.

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