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dimanche, 12 juillet, 2020
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Commercialisation des bavettes : Entre cherté et rupture de stock

01 juin 2020 à 9 h 00 min

Depuis que la pandémie de la Covid-19 s’est déclarée dans notre pays, la disponibilité des bavettes a fait défaut. La direction de la formation professionnelle de Boumerdès fait état de 149 000 bavettes fabriquées alors que les couturiers avancent le chiffre de 6000 auxquels s’ajoutent 50 000 autres que la wilaya s’est procurée.

Il y a également l’annonce d’un prix modique de 40 da l’unité. Cependant, le citoyen qui s’adresse aux officines pour l’achat de ce bout d’étoffe devenu indispensable pour sa protection contre la propagation de la maladie virale, fait face à une réalité plus complexe.
Au chef-lieu de wilaya, les pharmacies tiennent des langages bien différents.

Chez l’une, une bavette à moitié protectrice se vend 80 da. Chez une autre située deux ruelles plus loin, une bavette plus conforme est cédée à 60 da. Une troisième officine n’en possède plus.

En fin de compte, le citoyen a pu en acheter quelques-unes chez un droguiste au prix de 50 da l’unité. La bavette est meilleure que toutes celles vendues par les pharmacies. «Si je dois acheter plusieurs bavettes pour tous les membres de ma famille, je dois faire attention aussi bien au prix qu’à celui de la qualité. Une bavette conforme et réutilisable à un prix abordable est plus conseillée que celles qu’on jette ou qu’on réutilise alors qu’elles sont jetables.

Un père de famille ne peut faire face à de nouveaux frais, surtout en cette période de confinement où les salaires perçus se limitent à la base ou à des aides seulement», explique un quinquagénaire. Il ne faut donc pas s’étonner que certains, même s’ils ont tort, soient réticents à porter une bavette.

Quant à la distribution gratuite, elle se limite à quelques campagnes qui tiennent plus de la sensibilisation que de la véritable distribution bénévole. «De plus, note un universitaire, c’est dans les milieux urbains où existe une grande promiscuité qu’il faut mettre l’accent en distribuant gratuitement et non en zones rurales où les personnes peuvent s’éviter la plupart du temps.»



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