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Chabet El Ameur (Boumerdès) : Doutes sur l’octroi des marchés publics

12 juin 2019 à 8 h 30 min

Près de vingt mois après l’élection de son maire, l’APC de Chabet El Ameur n’a pas brillé en termes de gestion et de prise en charge des préoccupations des ses administrés.

Bien au contraire, la machine du développement local reste toujours otage des vieux réflexes et autres pratiques déloyales. Au moment où la population attend impatiemment l’amélioration de son cadre de vie, les élus locaux se fourvoient dans les calculs politiciens et la stratégie à adopter pour redorer leur image, ternie par des ratages en cascade.

Les débats contradictoires ne se déroulent pas au sein de l’Assemblée, mais sur la Toile, devenue une véritable tribune, où les uns règlent leurs comptes avec les autres avec parfois des propos qui frisent l’indécence. Un élu du RND, Mohamed Chabla, très critique envers le P/APC (PT) et ses adjoints, dénote l’attribution de plusieurs marchés publics en violation de la réglementation.

Il dit avoir été convoqué par la police dans le cadre d’une enquête ouverte suite à une lettre de dénonciation adressée à l’ex-wali, Mohamed Salamani. M. Chabla cite le projet de la clôture de l’école primaire du village agricole pour 4 millions de dinars (MDA) octroyé, selon lui, à une entreprise sans qu’il y ait une moindre consultation au préalable. «Le projet a été achevé depuis plus de six mois, mais l’entreprise n’est toujours pas payée», a-t-il indiqué. M. Chabla parle aussi d’un projet de réalisation d’un réseau d’AEP à Tizi L’vir pour 1,68 MDA, inscrit sur le BP de 2019 après l’achèvement des travaux, et celui du mur de clôture du stade, confié de gré à gré à un entrepreneur qui, à ce jour, réclame son dû.

Notre interlocuteur évoque aussi le cas de deux projets d’éclairage public LED, octroyés sans le respect des procédures en vigueur à deux entreprises différentes qui, elles aussi, n’ont pas été rémunérées bien que les travaux soient terminés. «J’ai demandé des explications à maintes reprises sur ces entorses à la loi, mais je n’ai reçu aucune réponse. J’ai saisi même l’ex-wali à qui j’ai demandé l’ouverture d’une enquête.

En vain», a-t-il ajouté. Un autre élu dénonce aussi l’annulation du marché de fourniture des cantines en denrées alimentaires, privant des élèves de 15 écoles primaires de repas durant le 3e trimestre.

Contacté, le P/APC, Nordine Mzala, rejette en bloc ces accusations, précisant que la plupart des projets susmentionnés ont été lancés sous le seau de l’urgence, conformément au code des marchés publics. Selon lui, des procédures sont en cours pour le payement des entreprises. Moins branchés sur «les frasques» de leurs élus, les citoyens de la localité préfèrent plutôt palabrer sur les problèmes dont ils souffrent au quotidien. Les citadins se plaignent de l’anarchie régnant au chef-lieu et des blocages par intermittence du chantier d’aménagement urbain auquel la DUC a alloué plus de 180 MDA en 2014, soulignant que les travaux ont été très mal exécutés. Les villageois, quant à eux, manquent de tout.

Plusieurs axes routiers desservant Aït Ali, Matoussa Isfasafen, Aït Lahmame, Aït Kaci, Iaardiwen et Alouache tardent à être revêtus malgré l’affectation d’une enveloppe de 30 MDA à cet effet et la désignation de l’entreprise à la fin de l’ancienne mandature. M. Mzala justifie cette situation par la défaillance de l’entreprise, précisant que son contrat est en cours de révision.

Idem pour le projet d’aménagement urbain inscrit au village agricole au titre du PCD 2018 pour un montant de 20 MDA qui, lui aussi, n’a pas encore démarré. La pénurie d’eau potable demeure une sérieuse préoccupation, aussi bien à Aït Saïd qu’à Azzouza et Aït Mekla.

La couverture sanitaire pose problème dans tous les villages de la commune. Des salles de soins ont bel et bien été réalisées depuis des lustres à Aït Saïd, Ouled Bentafat, Amara Sefla, Aït Ali et Ouled Boudoukhan, mais elles demeurent à ce jour fermées à cause de réserves qui pourraient être levées avec un simple coup de téléphone.

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