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Boumerdès : Chantiers LSP à la traîne

29 décembre 2021 à 10 h 00 min

Les projets de Logements sociaux participatifs (LSP) alloués au profit de certaines communes de Boumerdès ne sont pas près de voir le bout du tunnel. Un millier de logements entamés il y a une dizaine d’années peinent à être finalisés, voire pour certains à sortir de terre. Le cas le plus édifiant qui illustre cette situation est le projet de 100 logements de Figuier, à l’est de Boumerdès.

Le promoteur n’a pas encore dépassé 60% du projet alors qu’il avait entamé les travaux en 2017. Si, au début, le rythme de réalisation était régulier, par la suite il connaîtra des perturbations au point de cesser complètement, suscitant le désarroi des souscripteurs. «Le promoteur nous exige de payer les 2e et 3e tranches alors que le bloc 7 n’est pas encore entamé et le 6e reste au niveau des terrassements. Le chantier était bloqué durant de longs mois sans raison valable», dira un postulant qui exprime des interrogations sur la qualité des travaux. Selon nos sources, des réserves ont été émises par la commission de l’urbanisme à propos de la solidité des fondations pour supporter les cinq étages.

A peine levées, ces réserves cèderont la place à d’autres difficultés. «Le promoteur n’a pas encore obtenu l’acte de propriété des services domaniaux. De plus, la CNL n’a pas encore versé l’aide de l’Etat», avance-t-on à la direction du logement.
Les contributions financières des souscripteurs seraient, elles aussi, non entièrement avancées même si cela dépend de l’état d’avancement du chantier.

Les bénéficiaires prétendent le contraire et déplorent une reprise très timide du chantier.
Le promoteur aurait été mis en demeure d’accélérer le rythme des travaux à deux reprises.

En vain. «La réglementation actuelle ne permet pas à l’administration d’exercer des pressions véritables sur le promoteur. Un vide administratif et juridique qui a poussé les pouvoirs publics à abandonner cette formule LSP et la remplacer par celle du LPA», nous a-t-on expliqué. Mais les anciens projets gardent toujours leur statut et il est très difficile de les achever. A Bordj Ménaïel, deux projets (140 et 50) sont dans ce cas.

A Khemis El Khechna, 180, 132 et 66 logements connaissent des situations similaires. A Hammadi, il est question de 50 logements LSP. A Naciria, 172 logements traînent depuis 2016. A Souk El Had, le projet de 50 logements n’a pas encore démarré. Selon un chef de service de la direction du logement de la wilaya de Boumerdès, «75% des logements LSP attendent toujours un document des services des domaines».

Le plus grave est que cette direction n’assure aucun service depuis près de deux mois à cause d’absence de siège. Ne pouvant plus attendre, beaucoup de souscripteurs ont passé un accord avec les promoteurs pour finaliser leurs logements en se portant acquéreurs d’un «clos et couvert». Toutefois, une condition de taille est nécessaire. Les gros œuvres et l’aménagement des VRD doivent être réalisés.


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