Boudouaou : Anarchie tous azimuts à H’laïma | El Watan
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samedi, 16 novembre, 2019
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Boudouaou : Anarchie tous azimuts à H’laïma

11 septembre 2019 à 8 h 57 min

H’laïma est à Boumerdès ce que Bab Ezzouar est à Alger, mais en beaucoup moins bien. Située sur les hauteurs de Boudouaou, vers la zone industrielle de Ouled Moussa, cette agglomération est une sorte d’excroissance, où s’agglutinent des grossistes, des métiers de toutes sortes (notamment dans le domaine de la pièce détachée automobile et dans la construction) et des marchands ambulants.

La rue principale est, ainsi, souvent obstruée par des camions de livraison et de transport et des embouteillages se forment très souvent. Le stationnement est une véritable sinécure devant le parking permanent des BFM, transformés en vendeurs de fruits et légumes.

Ces derniers parsèment toute la voie qu’ils occupent anarchiquement. Pourtant, il existe au centre, juste après et face au lycée Fatma n’Soumer, un vaste espace qui était occupé auparavant par des chalets aujourd’hui détruits et dont les gravats demeurent encore. Les citoyens s’interrogent : «Depuis que le relogement des habitants des chalets a été effectué, le gros des gravats et autres matériaux a été certes enlevé, mais l’espace n’a pas été récupéré, alors que le quartier est étouffé par la circulation très dense et la présence désorganisée des camionnettes de marchands.

Il n’y a même pas d’espaces verts. C’est infernal.» H’laïma est surtout composée de lotissements. Le cachet urbanistique s’y caractérise par une diversité qui n’a d’égale que sa disparité. Les habitations ont été érigées au gré du bon vouloir des propriétaires. En cas de danger, on imagine les pires situations pour les évacuations. Aucun cahier des charges ne semble avoir encadré les constructions. Le soir, H’laïmia retrouve un calme dû à l’inexistence de toute activité.

Les rares cafés ferment tôt. Un jeune relayé par une dame se plaint : «Il n’y a aucun endroit où aller. Même pas un jardin pour chercher de la fraîcheur en ces nuits de canicule.» La dame poursuit : «Nos enfants n’ont aucun espace où jouer. Quant aux sorties nocturnes, seules les personnes véhiculées peuvent se les permettre ailleurs, du côté du littoral.» Les habitants ne cachent pas leur désappointement : «Boudouaou a reçu toute l’attention des responsables. H’laïma, elle, figure au chapitre des oubliées.» Un sentiment qui résume le laisser-aller dans lequel on livre des poumons commerciaux comme H’laïmia qui, avec un peu de bon sens, pourrait devenir un centre économique important pour la daïra de Boudouaou, voire pour tout l’Algérois.


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