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lundi, 30 novembre, 2020
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Alimentation en eau potable : 50% du débit se perdent dans la nature

21 novembre 2020 à 10 h 03 min

Au moment où la pluie se fait rare pour cette période automnale, la disponibilité de l’eau potable continue à poser des problèmes à l’entreprise gestionnaire l’Algérienne des eaux (ADE) et à susciter la préoccupation des citoyens dans différentes régions de la wilaya, notamment les plus enclavées. Mais pas seulement.

Cette situation, qui perdure depuis des années, est aggravée par la vétusté du réseau dans les villes et les localités déjà pourvues. La conséquence logique est la multiplication des fuites au point où 50% du débit se perd dans la nature. Pas besoin de s’éloigner du chef-lieu pour constater l’importance des pertes. Du côté de la cité du 11 Décembre en direction de l’agence routière, la pente charrie des flots d’eau qui s’écoulent à longueur de journée. A l’est de la wilaya à partir des Issers en passant par Bordj Menaïel et Naciria jusqu’à Chabet El Amer et Timizrit, les difficultés d’approvisionnement en eau potable existent depuis longtemps malgré l’existence de ressources souterraines.

C’est une région montagneuse connue pour l’importance de sa pluviométrie et de ses chutes de neige en hiver. Même cas pour le sud-est du côté de Béni Amrane et Ammal où, malgré le potentiel hydraulique important au vu de l’existence d’un barrage, de fontaines et de rivières ou chutes d’eau – à Ammal, une source thermale attend toujours d’être exploitée – il y a des perturbations dans l’alimentation avec de régulières coupures quotidiennes. Contrairement à la région ouest dans les environs de Khemis El Khechna, Ouled Moussa, Larbaatache, Ouled Heddadj et Hamadi où l’eau est rationnée quand elle n’est pas desservie en camions-citernes. Selon M. Kaci de l’ADE Boumerdès, «dans cette partie de la wilaya il y a un déficit important en raison de l’absence de ressources souterraines.

Donc, contrairement à la partie est de la wilaya le forage de nouveaux puits ne règlera pas définitivement le problème. Il est quand même programmé un apport de 7 000m3/jour à partir du barrage du Hamiz pour Khemis El Khechna et Larbaâtache. Pour Hamadi et Ouled Moussa, nous comptons sur les forages. De nouvelles opérations sont en cours. Mais, il faudra espérer une solution définitive sur le long terme à travers la concrétisation du barrage de Souk El Thletha.»

L’espoir est donc plus permis à l’extrême est de la wilaya où des essais sont en cours sur le nouveau réseau qui prévoit, selon les responsables de l’Algérienne Des Eaux, d’améliorer l’apport autour de 8000m3/j au lieu des 3000m3 actuellement. Quant aux fuites, il est question de poursuivre la réhabilitation progressive du réseau tout en confiant les réparations à des petites entreprises issues du dispositif Ansej après une formation assurée par l’ADE en collaboration avec la formation professionnelle. La multiplication de ces PME selon un nouvel organigramme de proximité (échelons, sections et centres) pourrait permettre de confier des zones non éloignées donnant la possibilité à des interventions rapides. Toutefois, ces projets qui restent tributaires d’une pluviométrie appréciable et d’une rationalisation de la consommation, dépendent à forte proportion de l’amélioration de la gestion du liquide vital par l’Algérienne des eaux dont jusqu’à maintenant c’est le talon d’Achille. 

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