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Journée d’étude à Bouira : Le rôle de la police forestière en débat

12 octobre 2021 à 10 h 07 min

Une journée d’études portant sur «le rôle de la police forestière dans la préservation du patrimoine forestier», a été organisée, jeudi, au siège du Parc national du Djurdjura de la wilaya de Bouira.

Les intervenants ont mis ainsi l’accent sur la dégradation du patrimoine forestier qui ne cesse de s’étendre en dépit de la mise en place des mécanismes de lutte. Ainsi, Amar Naït Messaoud, cadre à la Conservation forestière de la wilaya de Bouira, a présenté une communication sur le rôle du forestier, comme agent de police judiciaire du secteur des forêts et élément de développement.

Cette double casquette, a-t-il estimé, n’était pas, «jusqu’à un passé récent, bien assimilée par l’environnement immédiat». «On y voyait une sorte de contradiction. Le travail de sensibilisation, y compris en direction de certaines institutions (justice, agents de la force publique) commence à porter ses fruits. C’est que, dans la majorité des cas, ces parties, apportant leur concours dans les missions de la police forestière n’étaient pas vraiment édifiées sur l’apport du secteur des forêts aux populations riveraines en matière de développement, d’amélioration des revenus, de création d’emplois, de possibilité de retour dans leurs villages et hameaux pour ceux qui les ont quittés pendant la décennie noire», a-t-il précisé.

En plus de ses missions traditionnelles, portant sur la protection des espaces forestiers, l’agent forestier pilote aussi «la réalisation de pistes, d’une structure de stockage d’eau, recrute également des ouvriers dans le cadre de la lutte contre les incendies, et qui, en même temps, peut sanctionner un des bénéficiaires de ces prestations, en dressant contre lui un PV de constat de délit, lorsque le concerné abat des arbres, défriche une parcelle forestière, récolte illicitement des produits forestiers (bois, liège, cônes de pin d’Alep,…) ou se livre à la carbonisation de bois ou à la construction sur le domaine forestier», a énuméré le conférencier.

Renforcer les moyens

Les intervenants ont fait aussi état de la nécessité de renforcer leurs moyens, tout en appelant à la poursuite des efforts visant la protection de la forêt, d’autant plus, ont-ils estimé, qu’au cours de l’été dernier, «nous avons eu la parfaite illustration de la fragilité de nos massifs et des insuffisances en matière de moyens».

Il faut préciser que «la police forestière» est actuellement menée par les agents et les officiers du secteur des forêts, sous la direction du procureur de la République territorialement compétent et l’assistance des services de sécurité, en l’occurrence la gendarmerie nationale.

Les agents de la police judiciaire du secteur des forêts travaillent sous la loi 84-12, portant régime général des forêts – loi jugée, par de nombreux analystes, comme dépassée par les nouvelles réalités, particulièrement pour les amendes non dissuasives qu’elle prévoit. Ils utilisent également la loi sur la chasse, la législation sur l’environnement et la loi sur les espaces verts. Le dernier phénomène en date se matérialise par la récolte illégale de pin d’Alep dont les délinquants extraient les graines pour les commercialiser, comme ingrédient pour gâteaux.

D’ailleurs, un réseau de collecte s’est créé dans les zones proches des pinèdes. Depuis 2020, une dizaine de procès-verbaux ont été dressés contre des délinquants, avec mise en fourrière de leurs véhicules, a-t-on précisé.

Amar Fedjkhi


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