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mercredi, 26 janvier, 2022
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Investissement à Bouira : Plus de 1000 demandes en instance d’examen

29 décembre 2021 à 10 h 05 min

L’investissement productif peine à décoller dans la wilaya de Bouira. En dépit d’une mobilisation importante du foncier industriel et des mesures incitatives en faveur de l’investissement, les obstacles persistent toujours. Le nombre de demandes en attente de traitement donne la mesure d’un secteur en léthargie.

En témoigne surtout le nombre de projets bloqués et d’autres en attente du feu vert du Comité d’assistance à la localisation et à la promotion de l’investissement et de régulation du foncier (Calpiref), dont les activités sont pour rappel, gelées faute de textes d’application.

Les membres du Calpiref ne se sont pas réunis depuis plus de trois ans. Aucun projet n’a été ainsi affecté que ce soit à la zone industrielle où au niveau des 13 zones d’activités existantes. Des opérateurs dont les dossiers d’investissement ont été validés dans le passé par le Calpiref ont retiré leurs projets en raison de l’absence de commodités notamment au niveau des zones nouvellement créées à l’image de celles de Bir Ghbalou et Dirah. Plus de 1000 demandes d’investissement sont en attente d’examen, apprend-on auprès de la wilaya.

Un chiffre qui en dit long sur les blocages et surtout les entraves freinant l’investissement et sur les lenteurs administratives dans le traitement des dossiers, au moment où le discours officiel continue d’insister sur la relance économique au niveau local, d’autant plus que les besoins sont de plus en plus importants.

Si le retard mis dans l’examen des nouvelles demandes est motivé par le retard mis dans la relance des activités du Calpiref, rien ne justifie en revanche, la situation dans laquelle se trouvent les projets en cours de lancement notamment dans la zone industrielle de Sidi Khaled. Le choix parfois aléatoire des projets pose problème. Dans les différents rapports traitant du secteur de l’investissement, émanant surtout des commissions siégeant dans un passé récent à l’Assemblée populaire de wilaya (APW), les élus ont toujours demandé à assainir le secteur en excluant d’abord les «opérateurs défaillants ou fictifs» ayant squatté le foncier industriel sans lancer leurs projets.

Le manque de transparence dans l’étude des dossiers et le suivi des projets ont fait que le secteur se bat toujours dans des problèmes ajournant la relance économique.

Peu de projets sont entrés en production. Pour Mourad Ouchichi, maître de conférences à l’université de Béjaïa, les mesures partielles visant théoriquement à impulser une dynamique d’accumulation de richesses par l’exploitation des opportunités de création de la valeur ajoutée se trouvent «contrariées par les lenteurs bureaucratiques d’une administration habituée à une gestion au jour le jour».


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