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Des terres agricoles livrées à l’urbanisation à Bouira : L’avancée inexorable du béton

07 novembre 2019 à 9 h 05 min

Le phénomène de dilapidation des terres agricoles est devenu incontrôlable dans la wilaya de Bouira, où le béton continue de dévorer les meilleurs espaces, jadis, destinées à l’activité agricole.

L’argument brandi à chaque fois par les pouvoirs publics mobilisant parfois la force publique pour soustraire les meilleures terres nourricières, est l’absence d’assiettes pouvant abriter des projets industriels ou des cités d’habitations. Un prétexte qui ne tient pas la route.

Le massacre continue. Pourtant, des textes de lois existent et qui interdisent l’utilisation des terres agricoles à d’autres fins, à l’image de la loi d’orientation élaborée en 2008. Depuis, la situation s’est aggravée et le phénomène de confiscation des terres fertiles ne cesse de prendre des proportions inquiétantes.

Les pouvoirs publics confrontés à une exigence du développement local et vu la forte demande exprimée par les populations en matière de logement ont subtilisé même des terres agricoles appartenant à des particuliers en les offrant au secteur de l’habitat et des opérateurs véreux.

Des dizaines de projets ont vu le jour, alors que la priorité est donnée à la préservation du patrimoine agricole existant. Résultat, la superficie des terres à cultiver s’est rétrécie davantage. Dans la commune de Oued El Berdi, précisément dans la localité de Sidi Khaled, tout comme à Dirah à l’extrême sud de Bouira, des centaines d’hectares ont été mobilisés pour le secteur industriel.

Une superficie avoisinant les 900 hectares a été dégagée.

Si les projets initiés et projetés au niveau des deux pôles en question ont été défendus par tous, en raison du nombre de postes d’emplois promis et la valeur ajoutée des projets retenus, il n’en demeure pas moins que les occupants des espaces attribués ayant érigé au final des constructions illicites, n’ont pas donné les résultants escomptés. «La manière avec laquelle les terres de Sidi Khaled ont été soustraites et où les autorités locales avaient mobilisé une batterie de mesures en recourant à la force publique pour déloger les agriculteurs de leurs terres est condamnable.

Le résultat est connu. Sept ans depuis que les espaces ont été attribués à de faux porteurs de projets, aucun projet n’a permis d’absorber un tant soit peu le chômage», dit Chabane Meziane, un élu à l’APW de Bouira en donnant d’autres exemples prouvant le laxisme des autorités locales quant à la nécessité de préserver les terres agricoles. Au chef-lieu de wilaya de Bouira, d’importantes surfaces agricoles ont été dévastées et massacrées par le béton. Un programme dépassant les 30 000 logements, toutes formules confondues, a été lancé.

En l’absence de planification et de stratégie à l’origine du désastre en cours, les terres agricoles restantes sont désormais menacées. L’envahissement du béton suscite de l’inquiétude. Les autorités locales doivent impérativement respecter les lois élaborées pour la protection des terres cultivables.


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