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Bouira : Stress hydrique dans les communes rurales

11 juillet 2019 à 8 h 18 min

Le problème du manque d’eau potable se pose avec acuité à Bouira, où la population endure cette crise en pleine canicule. En dépit de la mobilisation considérable des ressources hydriques dans la région, surtout avec les eaux des barrages, d’une capacité globale d’un milliard de mètres cubes, le liquide arrive rarement dans les robinets.

Et ce sont les ménages des localités rurales qui souffrent le plus de cette pénurie. La gestion dans ce secteur n’est pas efficiente. Des projets lancés dans le cadre des grands transferts des eaux des barrages piétinent toujours.

Des budgets considérables ont été mobilisés par les pouvoirs publics. Les chantiers sont à l’arrêt. Les villageois sont pénalisés. Les requêtes déposées et les doléances exprimées auprès des autorités locales sont restées sans suite. Et ce sont les populations habitant des communes comptant deux important barrages, Tilesdit et Koudiat Acerdoune, totalisant une capacité d’emmagasinement de 800 millions de mètres cubes, qui sont pénalisées par cette pénurie, ce qui est paradoxal.

Dans la région de Lakhdaria, des milliers de familles souffrent le martyre pour cause de pénurie d’eau. Récemment, la commission chargée du secteur de l’hydraulique à l’APW a mentionné que pas moins de 5000 familles sont privées d’eau au niveau de la commune de Malla, où le deuxième barrage du pays en matière de capacité de stockage est implanté et mis en service depuis 2008, à savoir Koudiat Acerdoune.

C’est d’ailleurs cette contrainte, qui s’ajoute à d’autres obstacles, qui ont dissuadé des dizaines de familles à retourner à leurs villages après un exil forcé pour cause de terrorisme. Il s’agit essentiellement des localités d’Ouled Salem, Ouled Arab, Azem et Tagzirt et autres bourgs, qui sont privés des commodités de base. Le projet visant l’alimentation en eau potable et le raccordement des foyers de ces localités tarde à voir le jour. Il faut préciser que le barrage de Malla alimente quatre wilayas du centre du pays et une grande partie de l’est de la capitale.

Une autre partie des eaux est destinée à l’irrigation des terres agricoles. Dans le rapport rédigé par les élus siégeant à la commission de l’APW, il a été précisé que les familles recourent à l’achat de citernes d’eau, ou aux eaux de source. La majeure partie de la population de la commune de Malla, qui compte 7000 habitants, est privée d’eau, a-t-on précisé de même source.

En plus des villages non encore alimentés par les eaux du barrage de Koudiat Acerdoune, ce sont les habitants d’une vingtaine de bourgs relevant de la commune d’Ath Laâziz, au nord de Bouira, qui attendent depuis 2013 l’achèvement du projet.

L’eau arrive une fois par semaine, a-t-on signalé. La population est alimentée via les eaux des sources. La population des zones enclavées ne cesse d’interpeller les pouvoirs publics sur ce problème qui a trop duré.


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