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Bouira : Gestion défaillante du foncier urbain

10 juin 2019 à 8 h 49 min

D’importants chantiers relevant des secteurs privé et public sont à l’arrêt à Bouira. Les projets, qui ont mobilisé des budgets colossaux, sont à l’abandon. Le constat est accablant.

Les entreprises retenues et bénéficiaires des marchés ont carrément déserté les chantiers. Le personnel a été libéré. L’argument financier brandi par les sociétés détentrices de projets ne tient pas la route. Dans la ville de Bouira, tout comme au niveau des communes où les pouvoirs publics ont décidé d’implanter des projets d’utilité publique, le nombre de bâtisses non encore achevées est important. Les retards touchent tous les secteurs. Les délais sont largement dépassés. Les exemples sont légion.

Le nouveau siège de la wilaya, la cour de justice, l’hôpital de M’chedallah, pour ne citer que ces projets mobilisant des centaines de milliards de centimes, sont à l’abandon. Le premier responsable de la wilaya, qui avait qualifié dans un passé récent, à l’occasion d’une session de l’APW, les entreprises retenues de «défaillantes», avait ordonné la résiliation des contrats.

L’instruction du wali n’a pas été exécutée, suscitant ainsi des questionnements. En plus de ces retards, ce sont les constructions anarchiques foisonnant au milieu des cités qui posent problème. Cette situation se répercute négativement sur l’aspect architectural et urbanistique. Les constructions illicites pullulent.

Un fait qui a engendré une urbanisation sauvage. Des immeubles à grande valeur commerciale ont été réalisés au milieu des habitations, sans respect des instruments d’urbanisme. Des promoteurs bénéficiaires de terrains ont érigé des immeubles-dortoirs, sans observer les règles de construction.

Le Plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PDAU) existant n’est pas respecté, témoignent des architectes. «Les projets sont pour la plupart financés à base de crédits contractés au niveau des banques», affirme un architecte, citant des exemples dans lesquels les autorités locales sont mises en cause. Au niveau du nouveau pôle urbain, où plus de 20 000 logements, toutes formules confondues, sont en chantier, l’absence d’aires de jeux et d’espaces de détente a été constatée. «Ce sont des cités- dortoirs. Le cadre de vie des résidents et les normes environnementales n’ont pas été respectés, précise la même source, citant l’exemple de la cité dite ‘‘les Allemands’’, qui regroupe plus de 1000 logements».

Une seule école primaire a été implantée, alors que dans le cadre du PDAU, deux établissements scolaires ont été projetés. Les autorités locales ont décidé d’affecter le terrain destiné à l’implantation des infrastructures éducatives à un promoteur pour la réalisation d’un parc de loisirs et d’un établissement sanitaire privé. La transaction suscite l’intérêt des services de sécurité, qui ont décidé d’éplucher toutes les affaires et autres attributions douteuses du foncier urbain.

Un investisseur, qui s’est accaparé même une partie du terrain de l’Office public omnisports de la wilaya (OPOW), a décidé d’y implanter des salles des fêtes, un hôtel et une résidence.


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