Université de Béjaïa : Bras de fer à la faculté des sciences exactes | El Watan
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vendredi, 15 novembre, 2019
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Université de Béjaïa : Bras de fer à la faculté des sciences exactes

22 octobre 2019 à 8 h 22 min

C’est la grogne à la faculté des sciences exactes de l’université Abderahmane Mira de Béjaïa. Des enseignants se sont rassemblés dimanche devant le bloc de la faculté, au campus de Targa Ouzemour, pour protester contre ce que la section du CNES considère comme un «passage en force» de l’administration rectorale.

Les protestataires n’ont pas accepté que l’administration procède à l’organisation, la veille, d’un examen d’un module en l’absence des enseignants qui étaient en grève. Pour le CNES, cette organisation est un «acte inqualifiable» et estime qu’elle l’a été «en usant de la force», en notant la réquisition des agents de sécurité de l’université et la fermeture des «portes métalliques» de l’amphithéâtre. «Deux chargés de cours en charge de trois sections sur les quatre concernées par l’examen étaient dehors, assistés par une dizaine d’enseignants venus témoigner du «passage en force» ordonné par le recteur et exécuté par une administration sans âme et sans aucune décence» accuse la section CNES dans un communiqué public.

Le climat est celui d’un bras de fer engagé entre les deux parties en conflit et où le dialogue ne s’installe pas. Les enseignants grévistes concernés par le module en question (électricité) n’entendent pas valider les notes de cet examen. «Les trois sections obligées de passer l’examen sans l’avis de leurs enseignants chargés de cours sont averties» de cette conséquence, écrit le CNES qui dénonce «le mépris dont font l’objet les enseignants du département de physique». «Le silence persistant du premier responsable de l’université et les dérapages à répétition d’un chef de département rejeté, sont une preuve d’un stratagème et d’une mainmise d’un clan du rectorat sur ce département connu pour sa sensibilité extrême au sein de ladite faculté» accuse, dans son communiqué, le même Conseil qui ne ménage aucunement l’administration rectorale. «Par ailleurs, il est indécent et inconcevable qu’en 2019 et au sein d’une université sensée être un lieu de savoir qu’une administration fasse fi des lois qu’elle est sensée respecter en tentant de délibérer sans les enseignants chargés des modules, d’organiser des examens de complaisance pour s’assurer la sympathie des étudiants, de gonfler des notes et pousser le bouchon jusqu’à oser remonter les étudiants contre leurs propres enseignants qui sont protestataires».

Devant l’impossibilité d’avoir l’avis de l’administration rectorale, nos tentatives de la joindre n’ayant pas pu aboutir, sa démarche répondrait au souci d’éviter l’impasse et de permettre la tenue de l’examen pour les étudiants dont la solidarité est pourtant revendiquée par les enseignants grévistes. 


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