Tifra : En quête de développement | El Watan
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vendredi, 18 octobre, 2019
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Tifra : En quête de développement

18 juin 2019 à 8 h 30 min

La commune de Tifra est une localité rurale pauvre. Elle ne possède pas de ressources propres. Elle ne vit et ne respire que grâce aux subventions de l’Etat.

Tous les secteurs d’activité affichent des insuffisances criantes. La commune est un grand chantier où beaucoup reste à faire pour sortir de l’ornière du sous-développement».

Cette appréciation de Yazid Toutou, élu FFS à l’APC de Tifra, est partagée par bon nombre de citoyens de la commune. Depuis des années, citoyennes et élus de l’opposition ne cessent de tirer la sonnette d’alarme quant à la nécessité de mettre sur pied une véritable politique de développement local pour sortir la commune de sa situation de région sans caractéristique économique propre.

Ni l’agriculture ni le tourisme, encore moins la petite industrie et l’artisanat, secteurs pourtant à fort potentiel dans la région, n’ont connu d’exploitation efficace, ni bénéficié de programmes spécifiques et sérieux pour leur véritable essor.

Les programmes lancés dans ce domaine et accueillis avec enthousiasme par la population, à l’exemple du complexe thermal de Hammam Sillal, restent en souffrance, et les travaux de réalisation s’y exécutent par à-coups et si lentement que certains prédisent déjà que le chantier qui a démarré voilà bien des années aura encore de longues années devant lui. «Vivement un exécutif qui procédera à la mobilisation de tous les acteurs locaux pour initier une véritable politique de développement local», tel est le vœu des citoyens de la commune.

Pour certains, même si beaucoup de projets, et pas des moindres, sont réalisés sur le territoire de la commune, à l’exemple du CSP, de la polyclinique, du centre culturel, des centres de santé, de la bibliothèque communale, des agences postales, des châteaux d’eau…, il reste que la commune demeure totalement tributaire de l’aide de l’Etat. Les recettes de la commune sont insignifiantes, sinon nulles.

Au-delà de l’amélioration des conditions de vie de la population en termes de couverture sanitaire, de transport, d’accès à l’eau potable et à l’énergie électrique…, les citoyens estiment que le développement local ne peut avoir une vraie signification sans amélioration, par des projets rentables, des recettes communales. «Pour ma part, les recettes communales constituent l’indice le plus important de la justesse des politiques de développement local suivies.

Si les recettes augmentent d’année en année de manière significative, nous serions en face d’une bonne gouvernance, dans le cas contraire, c’est le train-train de gestion approximative habituelle», fait remarquer, dans ce sens, un acteur associatif.

L’agriculture et le tourisme, deux secteurs qui peuvent, s’ils sont efficacement exploités, générer des initiatives dans tous les domaines de la vie locale, ne sont pas entourés des soins nécessaires pour leur réel développement.

Depuis des années, on en parle parmi les exécutifs successifs de ces deux secteurs, et même à profusion, mais les années passent et la situation reste quasiment inchangée, quand on n’assiste pas à des régressions, à l’exemple de l’oléiculture, dont la superficie diminue à cause des incendies répétitifs en saison estivale. «Il faudrait en finir avec les discours et les promesses sans lendemain et aller dans le sens de la prise en charge réelle des carences de nos communes en anticipant sur l’avenir.

Tout en répondant aux urgences exprimées par les citoyens, on doit impérativement penser à développer le secteur de la jeunesse et de la culture et à lancer des projets générateurs de recettes confortables pour la collectivité», estime Smaïl Sadou, élu RCD à l’APC de Tifra.

 

 

 

Des sujets qui fâchent

L’eau potable constitue l’un des secteurs qui provoquent le plus de colère à Tifra. Chaque été, c’est le sujet numéro 1. Le village Tifra, en particulier, qui compte quelque 2000 habitants, fait face à chaque saison estivale à un stress hydrique qui met les habitants dans un état permanent de colère larvée. Au problème de l’eau, s’ajoute celui des décharges publiques de Sikh Oughervi et d’Ahardouv, qui font partie aussi des sujets qui fâchent. Ces décharges, sises respectivement en bordure du CW13 et du CVO2, sont considérées par les citoyens comme de véritables plaies à éradiquer. Il y a quelques mois, le choix de terrain pour la réalisation d’une décharge contrôlée a été effectué, mais les citoyens craignent que ce projet ne connaisse le même sort que le centre d’enfouissement technique de Tinedbar.


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