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Pré-emploi à Béjaïa : Les blocages de l’insertion pointés du doigt

23 février 2021 à 10 h 18 min

L’opération d’insertion des jeunes diplômés ayant bénéficié de contrats de pré emploi dans le cadre du DAIP et du PID se heurte à plusieurs entraves.

L’administration peine à maintenir sur poste quelque 2642 diplômés, recensés à Béjaïa, au titre de la première phase de cette opération, décidée par le ministère du Travail en 2019, et à travers laquelle 160 000 diplômés évoluant dans différents dispositifs d’aide à l’emploi à travers le pays seront intégrés. Pour rappel, dans la wilaya de Béjaïa, seuls 500 diplômés ont été intégrés depuis 2019 dans des institutions et établissements publics, ce qui représente un taux de 19% au lieu de 25, comme il est souvent communiqué par l’administration.

Au niveau local, plusieurs contraintes ont été soulevées par les concernés, à commencer par la communication avec les organismes employeurs et les conditions procédurales qui contrarient leur insertion rapidement. Le collectif des jeunes du pré emploi, qui ont sollicité la semaine passée la commission Investissement et développement de l’APW, ont exposé toutes les difficultés qu’ils trouvent pour qu’ils se fassent intégrer dans les institutions et établissements publics. Dans une correspondance, l’APW de Béjaïa a interpellé le ministre du Travail sur ce qu’endurent les jeunes du pré emploi ainsi qu’une partie des entraves qui retardent leur insertion.

Les élus constatent, de prime abord, «un retard considérable dans le traitement de ce dossier où le taux d’avancement d’insertion de la première vague (les plus de 8 ans) ne dépassent pas les 25 %, et ce, malgré mainte interventions de l’APW auprès des services concernés». Pour les élus, les autorités centrales doivent «octroyer des postes budgétaires supplémentaires pour faire face au nombre important des inscrits afin de désengorger la situation actuelle et la satisfaction de la revendication relative à la prise en considération des années de travail dans le cadre de ces dispositifs d’aide à l’emploi des jeunes».

Certaines APC, selon le collectif, ont organisé des concours alors qu’on n’en a pas fini d’intégrer les deux premières vagues des employés du pré emploi. A ce propos, le collectif rappelle que dans certaines wilayas, les walis ont instruit les maires pour suspendre les concours externes afin de permettre l’absorption des contractuels qui sont en poste dans ces institutions. La demande est donc faite au wali de Béjaïa d’intervenir sur cet aspect.

Les concernés ont également relevé qu’à travers les administrations publiques, on compte beaucoup de postes vacants qui ne sont pas remplacés par des jeunes diplômés, sachant «qu’après une période, ces postes budgétaires risquent d’être supprimés». Certains jeunes entament leur carrière dans des administrations sans pour autant avoir le profil, c’est-à-dire le diplôme adéquat, leur dossier se retrouve directement transféré vers la commission de wilaya avant de le réaffecter. Pour eux, «ce procédé fait perdre du temps aux candidats».

Cependant, le collectif demande à ce sujet de faire valoir «une équivalence» censée être fournie par l’employé. Sur ce point, le ministre du Travail est sollicité pour «étudier la possibilité d’accorder une dérogation de régularisation au niveau des administrations de placement initiales pour les agents titulaires d’un diplôme ne correspondant pas au profil de formation exigé pour l’accès à l’un des grades de cette administration», préconise la commission de l’APW.

Le blocage persistant au niveau de certaines communes, comme celle de Souk El Tenine et de Béni Ksila, hypothéquera non seulement le développement de ces régions, mais rend aussi incertain l’avenir des jeunes du pré emploi qui y travaillent. Quant aux bénéficiaires du dispositif DAIS, ils demandent la prolongation de leur contrat à une année en attendant la régularisation.

Ces derniers sont remerciés six ans après leur recrutement dans le cadre de ce dispositif d’aide à l’emploi des jeunes sans la possibilité d’insertion prévue par la loi. Enfin, le collectif exige plus de transparence de la part des organismes employeurs, en affichant les listes des personnes intégrées ou l’état périodique d’avancement de ladite opération.


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