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mardi, 11 août, 2020
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Pénétrante autoroutière de Béjaïa : De nouvelles foreuses pour le tunnel de Sidi-Aich

17 novembre 2019 à 9 h 25 min

Il semble qu’il y ait du nouveau dans l’éternel chantier de la pénétrante autoroutière  Béjaïa-Ahnif.

Selon des informations publiées par la cellule de communication de la wilaya de Béjaïa sur sa page Facebook, l’entreprise chinoise CRCC, principal partenaire du groupement sino-algérien CRCC-SAPTA en charge du projet, vient de renforcer son parc de matériel par sept nouvelles machines de creusement destinées au tunnel de Sidi-Aich capables de forer près de 15 mètres par jour.

Jusqu’à présent les travaux de creusement au niveau de ce double tunnel s’effectuaient à un rythme de moins d’un mètre par jour au vu des difficultés techniques rencontrées par les ingénieurs et qui sont dues essentiellement à la nature géologique du terrain et aux nombreux risques de fissuration ou d’effondrement des habitations situées au sommet de la montagne qui abrite le tunnel.

Toujours selon la même source, les responsables chinois ont annoncé avoir creusé jusqu’à présent 1449 mètres linéaires sur les 1691 que compte le tube Est pour lequel il reste donc 242 ml. Quant au tube Ouest, long de 1628 ml, 1276 ml ont été creusés et il ne reste donc que 353 ml. Si tout va bien, le premier tunnel sera donc réceptionné dans 4 mois et le deuxième dans 5 mois.

Si, toutefois, les responsables tiennent ces nouvelles promesses et si rien ne vient encore perturber le chantier, les automobilistes peuvent espérer oublier le cauchemar de Takeriets-Sidi Aich au printemps prochain. Le troisième tronçon, celui d’Akhenak-Amizour, long de 26 kilomètres, viendra se rajouter aux 50 kilomètres déjà livrés entre Ahnif et Akhenak.

Un renforcement en moyens humains et matériels est également annoncé pour les importants ouvrages d’art que compte ce tronçon névralgique dont la réalisation relève du ressort des algériens de la SAPTA.

En effet, plusieurs viaducs de grande envergure restent à réaliser au niveau du goulot d’étranglement formé par la région d’Akhenak et Sidi-Aich particulièrement accidentée.

Pour sa part, l’important échangeur qui doit servir la région d’Ait Rzine-Boudjellil-Tazmalt, c’est-à-dire toute la haute vallée Sahel-Soummam et faire jonction avec les routes nationales 106 et 26, n’est toujours pas entamé en raison de diverses oppositions des populations riveraines et tergiversations des autorités.

Actuellement, l’étroit petit chemin de Hendis qui permet aux véhicules de tourisme comme au poids lourds de joindre l’autoroute au niveau du lieu-dit Bouaziz est complètement crevassé après les dernières pluies au point de devenir impraticable. Il y a quelques mois, il avait été aménagé par le comité citoyen d’Ait Rzine qui a avait réalisé une opération de bénévolat.

Pour rappel, la pénétrante autoroutière Béjaïa-Ahnif, cet important projet structurant long de 100 kilomètres a été lancé en avril 2013. Attendu avec impatience par une population excédée par la congestion d’une circulation automobile devenue infernale, le chantier a connu diverses infortunes qui ont occasionné moult ralentissements et retards. Le projet dont la réception est sans cesse retardée est livré en petits tronçons.

Il reste encore la section Amizour-Béjaïa à réaliser et qui n’est actuellement qu’au stade d’études mais si la pénétrante est livrée jusqu’à Amizour, elle permettra de soulager grandement l’accès vers Béjaïa et son port.



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