Parution : Amour sublime, un roman de Abdelkader Gouchène | El Watan
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Parution : Amour sublime, un roman de Abdelkader Gouchène

18 juin 2019 à 8 h 00 min

Abdelkader Gouchene, né en 1960 à Tizi N’berber, dans la daïra d’Aokas, est un retraité de Sonatrach. Son amour pour la lecture depuis son plus jeune âge l’a conduit à se mettre à l’écriture une fois libéré des contraintes d’une vie professionnelle bien remplie.

Paru aux éditions Tafat, Un amour sublime est son premier roman, un prélude, peut-être, selon lui, à bien d’autres histoires romancées qu’il aimerait raconter et partager avec grand plaisir.

Au titre très évocateur, ce roman tiré d’une histoire vraie laisse le lecteur accroché à toutes les péripéties du personnage principal qui s’est vu mis en demeure de rejoindre les forces armées coloniales pour aller défendre une patrie qui n’est pas sienne. Le roman retrace la vie quotidienne des Algériens, en particulier les gens de la campagne, qui souffraient de malnutrition et d’un traitement des plus inhumains de la part des colons.

L’histoire en elle-même est truffée d’anecdotes vécues par les habitants de ces hameaux qui faisaient partie du grand village d’Aokas, avec tous ses douars qui ne sont autres que les villages de la commune mixte d’Oued Marsa.

L’auteur a voulu nous montrer les pratiques d’antan, les us et coutumes qui sont ce qu’elles sont, avec leur bon côté et malheureusement le revers de la médaille. Il a aussi souligné l’importance de l’instruction, même si c’est à travers les livres et autres documents trouvés dans la décharge publique.

La question de la femme dans le foyer algérien, en général, et dans celui de Kabylie, en particulier, a été traitée avec finesse et réalisme, au point de confondre le vrai de ce qui était romancé.

L’auteur a aussi mis le doigt sur le tandem colon/marabout qui se renforcent, et mutuellement s’entraident, pour simplement des intérêts communs, dont les deux seuls tiraient profit au détriment des populations autochtones.

Dans le récit, il a été démontré que les marabouts utilisaient les croyances et les créations de dogmes pour mieux exploiter les esprits et les richesses des «indigènes».

Un roman écrit dans un style fluide et très facile à lire, qui vous empêche de dormir pour arriver à la fin, toujours remise au dernier chapitre, au dernier mot de ce récit fiévreux, où les deux personnages féminins se sont livrés à une bataille sans merci pour arriver chacun à sa fin. Justement, sur le retour du personnage principal de la guerre, en arrivant en Algérie, il trouve des scènes dignes des villages de la métropole, en particulier à Sétif et Kherrata.

Arrivé chez lui, un autre drame l’attend, il n’a pas trouvé de femmes, juste ses enfants dans une situation d’orphelins. Une histoire décrite dans un style réel, qui vous laisse suspendu aux mots jusqu’à la fin de la narration et qui peut vous donner des larmes. Roman à lire sans modération et avec une grande attention, car il a ouvert des brèches sur plusieurs volets et qui a suscité plusieurs intérêts dans des domaines différents, tels que l’histoire et l’ethnologie.


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