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mardi, 19 octobre, 2021
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Alimentation en eau potable à Béjaïa : La feuille de route «spéciale» de l’ADE

27 juin 2021 à 9 h 04 min

L’Algérienne des eaux se doit de satisfaire les besoins en eau de ses centaines de milliers d’abonnés mais aussi ceux des estivants qui gagneront en nombre la côte de la wilaya.

Quelle fréquence pour la disponibilité de l’eau potable dans les foyers pendant cet été au vu du manque de la ressource hydrique à Béjaïa ? C’est la question que d’aucuns se posent avec inquiétude plus ou moins partagée. Le barrage de Tichi Haf, qui assure l’alimentation de 26 communes se trouvant sur le couloir allant d’Akbou au chef-lieu de wilaya, est à seulement 27% de sa capacité de remplissage, soit 21 millions de m3.

«De quoi assurer une alimentation pour quelque cinq mois», assurent, malgré tout, les autorités locales, qui ne se montrent pas inquiètes par les conséquences du stress hydrique, rassurées par les attendues averses du mois d’août et la pluviométrie habituelle de la fin de l’année.

La saison estivale augmente incontestablement les besoins en eau potable avec l’arrivée des estivants sur les 34 plages dont l’autorisation à la baignade est reconduite cette année dans la wilaya.

Elles seront ouvertes officiellement avec le lancement de la saison prévue pour le 1er juillet, soit avec un mois de report par rapport aux étés d’avant l’avènement de la Covid 19. Pour faire face aux besoins des vacanciers mais surtout des 858 785 habitants des 34 communes qu’elle gère, soit 78% de la population de la wilaya, l’Algérienne des eaux (ADE) a communiqué «une feuille de route spéciale».

La moitié de ces communes comprennent 60% de la population de la wilaya. 80% de leur population sont alimentés quotidiennement. Mais le quotidien est synonyme de H24 pour seulement 15%, le reste a l’eau pour quelques heures par jour, souvent les premières heures de la matinée, et en fin de journée. Le reste de la population n’a pas cette «chance». 14% n’ont l’eau dans les robinets qu’un jour sur deux, et 5% un jour sur trois, voire plus que cela.

Cette fréquence, faut-il le noter, ne tient pas compte des coupures répétées et imposées par des pannes récurrentes, les travaux engagés sur les réseaux de distribution et les très détestables fermetures des vannes du barrage de Tichy Haf par des protestataires qui ne se gênent pas à couper l’eau à leurs concitoyens.

Dans son programme, communiqué à la presse, l’ADE compte satisfaire les besoins quotidiens en pompant quelque 96 000 m3 d’eau chaque jour à partir des deux principaux barrages hydrauliques de la wilaya, à savoir celui de Tichy Haf, du côté de la vallée de la Soummam, et celui d’Ighil Emda, sur la côte est. Ceci en plus des 72 000 m3 par jour que fourniront les eaux souterraines. Ainsi, chaque citoyen devra avoir droit à 195 litres d’eau par jour, selon les calculs de l’ADE qui donnent une moyenne qui reste, néanmoins, théorique.

Les sources du gaspillage

L’Algérienne des eaux assure que «durant ces derniers mois, 11 forages ont été mis en service» à travers les 34 communes qu’elle gère, ce qui a permis de mobiliser «un volume supplémentaire de 9000 m3/jour». 6000 autres m3/jour sont attendus avec la mise en service «incessamment» de deux autres forages à Sidi Aïch et El Kseur, est-il annoncé. À ceux-là, l’on attend d’ajouter les forages qui seront mis en service par la direction des ressources en eau pour un apport supplémentaire de 16 000 m3/jour.

Les besoins étant gros et croissants, encore faut-il préserver la ressource disponible qui fuit du réseau vétuste. À ce propos, avec la réparation d’une partie de ces fuites, l’on a mobilisé «un volume supplémentaire de 15000 m3/jour». Au total, c’est donc un volume d’au moins 30  000  m3/jour qui sont récupérés pour tenter de «compenser», un tant soit peu, la baisse de niveau du barrage de Tichy Haf.

Ne soulignant pas un cas de crise, l’ADE compte toutefois mener des campagnes de sensibilisation contre le gaspillage de l’eau que l’on observe malheureusement chez des citoyens extraordinairement insoucieux qui lavent à grande eau leur véhicule ou le devant de leurs commerces ou habitations.

La lutte contre le gaspillage échappe à l’ADE dans le cas de ses propres abonnés qui continuent à être facturés, malgré eux, au forfait, généralement pour cause de défection de compteur. Dans la commune de Béjaïa, 22 431 abonnés sont facturés forfaitairement, soit 13% du total des abonnés de la commune. Si ce taux a été réduit d’un point, il reste important et une voie ouverte pour le gaspillage.

L’ADE, qui note le remplacement de «5011 compteurs durant l’exercice en cours», peut faire mieux à ce propos. Le piquage illicite sur le réseau de distribution est une autre source de gaspillage qui est doublé de la gratuité de la consommation.

Pour y faire face, elle a compté 164 branchements illicites supprimés durant le même exercice. Il reste aussi à l’ADE à assainir son portefeuille créancier lourd de 165 milliards de centimes dont les administrations et collectivités locales détiennent une proportion (43%) presque similaire à celle détenue par les ménages (47%).

Feraoun : Reprise des travaux du gaz

Après une longue interruption, les travaux d’acheminement du gaz naturel pour les localités de la commune de Feraoun ont repris ces dernières semaines, au grand bonheur de la population partagée entre lassitude et désespérance.

L’entreprise, chargée de la réalisation de la conduite de transport, à partir de la ville de Barbacha, est à pied d’œuvre, a-t-on pu constater. Idem pour le poste de détente, dont le chantier a été aussi relancé.

Les travaux du réseau de distribution, qui accusent un retard considérable ont été réamorcés à la faveur de la désignation d’une nouvelle entreprise, a-t-on appris. «L’entreprise précédente s’est montrée défaillante. Nous avons dû recourir à la résiliation de son contrat.

Cette procédure a pris énormément de temps et a engendré le dépassement du délai contractuel initialement convenu», a déclaré un responsable local de Sonelgaz en sa qualité de maître d’ouvrage. Mais tout est bien qui finit bien, pourrait-on dire, pourvu que les travaux soient menés à bon port dans les délais raisonnables.

«On nous a promis que tout sera fini dans quatre mois. Cette échéance sera-t-elle respectée ? Rien n’est moins sûr», dira, incrédule, un villageois d’Aït Ounir. N. M.


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