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Education à Béjaïa : Des enseignants boycottent l’examen professionnel

05 janvier 2020 à 8 h 35 min

Dix enseignants principaux du secondaire ont boycotté, mardi dernier, l’examen professionnel pour le passage au grade d’enseignant formateur organisé par la Direction de l’éducation (DE) au CEM Mouloud Kacem Naït Belkacem dans la ville de Béjaïa.
62 484 candidats se sont inscrits pour passer cet examen dans 233 centres. Celui-ci a concerné les enseignants des trois paliers de l’enseignement et le passage également au grade d’enseignant principal. En tout, 42 677 postes budgétaires sont ouverts.

Les dix plaignants ont quitté les salles à la vue du premier sujet. Certains l’ont fait par solidarité avec leurs camarades. Ils ont rédigé le jour même une requête au ministre de l’Education nationale sous couvert du DE pour exprimer leur «indignation, colère et sentiment d’humiliation pour la place et la valeur de l’enseignant qui sont dévalorisés dans ce genre de concours dénués de critères d’équité, de justice et d’égalité des chances qui est un principe constitutionnel».

Deux raisons motivent cette exaspération : «Comment peut-on imposer pour toutes les spécialités un seul sujet et qui est sans relation avec la matière enseignée ?» s’interrogent les dix enseignants principaux exerçant dans différents lycées de la wilaya (Béjaïa, Akbou, Seddouk, Sidi Aïch, Tichy, Chemini, El Kseur) et cumulant une expérience de 14 ans à 28 ans. L’examen professionnel, avec ses deux niveaux et dans les deux épreuves de chacun, a été organisé dans la seule langue arabe, ce qui a grandement pénalisé les enseignants des langues étrangères, qui ne maîtrisent aucunement la langue unique des épreuves. Un sérieux handicap qui n’a pas inquiété l’administration. Les plaignants constatent que l’examen en question s’apparente plutôt à un concours, ce qui implique un «flou» du fait que l’on «mélange» entre les critères des deux types de ce passage de grade.

Les signataires se disent aussi, à la même occasion, victimes de «l’injustice» causée par la loi régissant les réintégrations qui ignore l’expérience réelle puisqu’elle ne s’applique qu’à partir de la date de sa promulgation, soit à partir de 2012. La requête attend du ministre qu’il révise ces concours et examens qui n’assurent pas l’égalité des chances entre les enseignants dans la diversité de leurs spécialités et langues d’enseignement. En d’autres termes, ces enseignants principaux réclament «une promotion systématique pour tous, comme cela a profité à des milliers de nos collègues dans le passé»


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