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Condamné lors des événements de 2001 à Akbou : Un ex-gérant d’une pharmacie clame son innocence

09 juin 2019 à 8 h 21 min

Plus de 17 ans après les événements tragiques du Printemps noir de 2001, l’affaire de l’Entreprise nationale de distribution de médicaments au détail (ENDMED) refait surface, avec l’interpellation du Conseil national des droits de l’homme par un ex-gérant d’une des pharmacies de l’entreprise.

La victime, Akkouche Arezki, est un jeune pharmacien, gérant d’une officine publique, qui a été condamné, en 2007, à 6 mois de prison ferme assortie d’une amende de 10 000 dinars, pour avoir «cédé des médicaments de première urgence, sous la menace, à des jeunes manifestants».

Dans une lettre envoyée au Conseil national des droits de l’homme, il sollicite l’aide de la présidente de l’organisation. Akkouche Arezki, marié et père de deux enfants, estime toujours qu’il a été «injustement poursuivi dans cette affaire qui remonte aux événements de 2001». En 2016, la Cour suprême a confirmé la peine prononcée en 2007 pour «délaissement des biens publics».

L’accusé, poursuivi par son employeur, pense que ce jugement a été rendu «sans délit, ni preuves, ce qui est contraire aux principes énoncés dans la déclaration universelle des droits de l’homme».

Nous sommes en 2001, durant les événements du Printemps noir. Le 18 juin de la même année, les affrontements entre les services de sécurité et les manifestants font rage. Des dizaines de blessés sont enregistrés dans les deux camps.

Les victimes sont acheminées vers les structures de santé de la région qui étaient submergées. Les médicaments de première urgence manquent terriblement, un appel a été alors lancé aux pharmaciens pour en doter les structures de santé. Cependant, un groupe de jeunes s’est dirigé vers l’officine publique que gérait à l’époque Akkouche Arezki.

Ce dernier a été sommé d’alimenter l’hôpital en médicaments, sans pouvoir s’y opposer, afin de préserver le local. «Ils m’ont obligé sous la menace à ouvrir l’officine dont j’étais responsable pour s’approvisionner en médicaments. J’ai essayé de leur expliquer vainement que l’établissement est un bien de l’Etat, mais sous la menace de brûler la pharmacie et afin d’épargner mon intégrité physique, j’ai cédé», raconte la victime dans la même lettre.

Pour sa couverture, de jeunes manifestants l’ont accompagné chez le maire et le «surveillant» de l’hôpital d’Akbou pour lui faire signer une décharge, qui a été envoyée en juin 2001 à la direction de l’ENDMED.

Un mois plus tard, «la direction a envoyé un inspecteur pour passation de consignes. Je n’étais pas licencié, mais remplacé et muté vers l’agence d’Akbou, avant que mon employeur ne dépose plainte contre moi», regrette Arezki. En 2007, l’affaire a été rejugée au tribunal d’Akbou qui a prononcé un jugement par défaut, 6 mois de prison ferme. J’ai fait un pourvoi en cassation, mais sans résultat, la Cour suprême a confirmé le verdict de la deuxième instance.

Pour rappel, dans cette affaire où des circonstances atténuantes ont été constatées lors des événements de 2001, les accords conclus lors des négociations entre le gouvernement et les délégués des âarch concernant l’annulation des poursuites judiciaires engagées dans le cadre des événements, n’ont pas été respectés.


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