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Akbou : L’APC donne son premier bilan

25 juin 2019 à 8 h 40 min

Après dix-huit mois passés à la tête de la commune d’Akbou, l’exécutif communal, pressé par les plaintes des habitants qui ne voyaient rien venir en matière de développement et de projets, sort de sa réserve. Un point sur la situation qui prévaut au sein de l’APC et un bilan partiel a été présenté publiquement, la fin de la semaine passée, à la salle de cinéma 20 août 1956.

D’emblée, le maire, Mouloud Salhi, a commencé par décrire la situation dans laquelle pataugeaient les services de l’APC avant qu’il ne prenne la tête du nouvel exécutif. Le passif est lourd et pour le maire il n’est pas question de faire l’impasse sur l’historique d’une gestion hasardeuse des affaires de la municipalité avant d’assumer, avec ses collaborateurs, le legs de plusieurs années de «non-gestion» qui a provoqué beaucoup de retard en matière de développement.

La population exige aujourd’hui des droits élémentaires, réclamant de l’eau potable, l’assainissement des eaux usées, électricité rurale, l’aménagement urbain et le traitement de l’épineux problème de l’hygiène. L’exécutif communal a réussi à débloquer et relancer quelques projets, dont les enveloppes financières ont été déjà affectées. Les élus parlent de 401 programmes débloqués, de 989 opérations inscrites et non réalisées pour 737 milliards de centimes. En 2018, 99 opérations ont été visées par le contrôleur financier (CF) et 179 autres approuvées et validées.

Pour les jours à venir, les élus promettent le lancement du projet de bitumage de 26 km de routes communales, l’éclairage public et l’achèvement du stade municipal, pour ne citer que ces projets. Cependant, beaucoup d’autres programmes essentiels restent tributaires de l’intervention de l’administration de wilaya comme le projet de réalisation d’une déchèterie privée et la station d’épuration qui se trouve à l’arrêt à Taharacht. Ceci étant dit, la première priorité du maire et de ses collaborateurs c’est la restructuration des services de l’APC qui «ne marchent pas», sources de la «défaillance» de l’action communale. Au menu, le maire cite une opération de recrutement des cadres techniciens et administratifs.

Le premier chantier est l’investissement dans les ressources humaines. «L’administration est défaillante, il y a des gens qui sont payés mais qui ne travaillent pas», a-t-il déclaré avant de déplorer un déficit en encadrement. «Je prendrai des décisions extrêmes contre des fonctionnaires qui sont payés sans travailler. Pour une population de 80 000 habitants, l’APC ne dispose que de 500 fonctionnaires et sur ce chiffre, seulement 7 à 10 % représentent l’encadrement comme les architectes et les ingénieurs, ceux-là même dont nous avons besoin pour le suivi des projets qui doivent être lancés par centaines», ajoute-t-il.

La gestion administrative a été tellement ambiguë qu’aucun document «en matière de finances n’a été trouvé et qui puisse nous renseigner sur la santé financière de l’APC, il y a deux jours nous ne savions pas ce que nous avons dans les caisses», affirme le maire.


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