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Akbou : La ville se «végétalise»

01 décembre 2019 à 9 h 20 min

L’exécutif aux commandes de la municipalité d’Akbou s’est mis en ordre de marche pour redorer le blason de la ville ternie par le tout béton.

Le fil conducteur de cette approche écolo, indique-t-on, est d’abord de contribuer à rééquilibrer le ratio espace urbain-espace vert. Ce dernier s’étant retrouvé progressivement chassé en dehors des murs de la ville.

Le plan décliné par l’APC et mis en branle est soutenu par une enveloppe de 8 millions de dinars, puisée des fonds propres de la collectivité locale. Plusieurs sites, localisés aux quatre coins de l’agglomération, ont été déjà agrémentés d’une couverture végétale.

Tapis herbacés par-ci, fleurs bigarrées et lignées arboricoles par-là. Des bâches ont été soigneusement étalées sur les espaces aménagés, afin de permettre une croissance optimale de ces formations végétales, en réduisant la poussée des herbes folles.

Des dispositifs d’arrosage ont été aussi installés, à l’effet d’assurer aux jeunes plants un apport régulier, suffisant et permanent en eau. Ce décor planté constitue avec le faciès arboricole, quoi que malingre, une ceinture verte qui apportera à la ville une plus-value esthétique certaine.

Les initiateurs de cette action disent vouloir l’inscrire dans la durée. Ils entendent ainsi en finir avec cet univers presque carcéral de la cité urbaine, où faire cohabiter l’homme avec la nature semble tenir du miracle. La promesse n’est-elle pas trop belle ? D’aucuns le pensent.

On avance que cette démarche ne manquera pas de se heurter au défi de la pression immobilière et aux déprédateurs de tous poils, plus soucieux de leurs intérêts immédiats que réellement conscients des enjeux écologiques.

Autre frein appréhendé : la culture de l’éco geste et les bons réflexes, si peu ancrés dans les mœurs. «De telles actions ne doivent être, ni ponctuelles, ni isolées. Il faut plutôt les intégrer dans un programme d’écologie urbaine qui prend en compte l’optimisation de la gestion des déchets et l’amélioration de l’hygiène publique, en impliquant le citoyen», plaide un septuagénaire tenant boutique au quartier Arafou.

«L’assemblée communale est bien inspirée de ramener un peu de verdure dans l’espace urbain, déclinant grisaille et pâleur. Cela doit nous inciter à changer notre comportement avec cette force douce qu’est la nature, avec laquelle on doit apprendre à vivre en parfaite harmonie», estime un autre citadin.

M. A.


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