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Akbou : Akkouche Tahar, un chahid sans reconnaissance

09 juillet 2018 à 4 h 43 min

Des Algériens, tombés au champ d’honneur pendant la guerre de Libération ou ayant servi celle-ci et décédés après l’indépendance ou toujours en vie, sont sans reconnaissance à ce jour par l’Etat. Des dossiers de reconnaissance de la qualité de martyr de la Révolution sont toujours bloqués, dont celui de Akkouche Tahar, mort en 1958.

Son fils, Ali Ben Tahar, a frappé à toutes les portes pour avoir une réponse qu’il attend depuis 2010. Le dossier qu’il a constitué a été transmis à la direction nationale de l’ONM, que préside Saïd Abadou, via l’ONM de la wilaya de Béjaïa. «A ce jour, aucune réponse, ni positive ni négative», se plaint-il.

Son dossier a été confirmé par la kasma d’Akbou, qui a constaté la qualité de chahid de son père, en se basant sur deux documents. Outre les trois témoins exigés, le dossier a été complété par un document-clé qui consiste en une attestation établie par la «direction de la mémoire, du patrimoine et des archives», relevant du ministère de la Défense français.

Le document atteste que Akkouche Tahar «a été arrêté le 27 mai 1958, et placé en assignation à résidence surveillée, pour des motifs en relation directe avec la rébellion». Notons au passage que, l’attestation, faite en mai 2011, reprend la même littérature colonialiste qui considère toujours la guerre de Libération nationale comme une «rébellion».

Le document ajoute qu’à son arrestation, Akkouche Tahar «a été interné au Centre de triage et de transit d’Akbou» avant d’être transféré, le 1er juin de la même année, vers le «détachement opérationnel de protection (DOP)». Selon les témoins, le martyr a été arrêté avec six autres de ses camarades de combat, et qu’ils n’ont plus eu de ses nouvelles depuis qu’il a été emmené avec deux autres de ses codétenus. C’est ce jour-là qu’il aurait été exécuté.

«Personne ne sait où il a été tué. C’est comme un soldat inconnu», nous dit Akkouche, le fils qui a introduit la demande de reconnaissance à la faveur de la démarche lancée par les autorités en 2009 pour donner une chance aux «oubliés».

Sans suite. Il a dû refaire le dossier, mais qui est resté encore bloqué en raison, lui a-t-on expliqué oralement en mars dernier, que les commissions de reconnaissance ne siègent plus. «43 dossiers sont bloqués au niveau de Abadou», lui a-t-on assuré. «On se joue de moi. Je demande qu’on me rende le dossier», revendique-t-il, las de tous ces atermoiements et de cette inconsidération.

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