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Transport à Skikda : Le diktat «toléré» des taxieurs

27 juin 2019 à 8 h 37 min

A priori, Skikda mériterait bien d’être déclarée ville ouverte. Ville ouverte, où tout, ou presque, est toléré, aux dépens de ses habitants qui en payent le prix. Le cas du diktat imposé au su et au vu de tous, par les taxis en est le parfait exemple.

Prendre un taxi à Skikda dépend souvent du bon vouloir de son propriétaire et les citoyens continuent de subir d’énormes difficultés pour trouver un taxieur qui accepte bien de les transporter.

Dans ce service, le client n’est jamais roi, au contraire. Certains chauffeurs de taxi refusent des courses vers quelques cités de la ville, en invoquant la circulation, et d’autres vont jusqu’à majorer leurs tarifs. Les derniers tarifs institués par la direction des transports avec l’accord du syndicat des chauffeurs de taxi ne sont pas appliqués comme le stipule la loi. Un exemple : le prix officiel d’une course de la cité du 20 Août au centre-ville est de 120 DA, mais beaucoup de chauffeurs ne se gênent pas d’exiger 150 DA.

Les taxieurs, et devant l’absence de tout contrôle, se sont déclarés maîtres des lieux. Ils choisissent désormais les destinations qui les arrangent, les clients qui leur conviennent et décident des prix qui vont avec. Officiellement, le nombre de taxis service dans la seule ville de Skikda avoisine les 1100 véhicules, sans parler de quelques taxis relevant des communes limitrophes, qui profitent de l’anarchie que vit le secteur.

Il est vrai que chaque taxieur travaille là où il veut et la plupart désertent carrément leurs stations. Un exemple ? Les cités Merj Eddib et celle du 20 Août 1955 disposent respectivement de 270 et 350 taxis devant assurer les liaisons vers le centre-ville à raison de 20 DA la place.

Or, si à la cité du 20 Août, il arrive qu’on retrouve quelques taxis en stationnement, à Merj Eddib, la station a été désertée depuis des lustres déjà. On n’y retrouve qu’une poignée de taxieurs qui appliquent la réglementation, et la grande majorité préfère plutôt aller «racoler» ailleurs. Idem pour les 140 taxis affectés à la place du 1er Novembre et les 140 autres à la place de l’Église.

Par contre, les nouvelles cités, Msiouène et Zef-Zef, ne sont toujours pas dotées de station ni de taxis. La cité Zeramna, l’une des plus grandes de la ville, ne dispose, théoriquement, que de 7 taxis. Devant cette cacophonie et ces dépassements aux dépens des citoyens, la direction des transports et la sûreté de wilaya devraient s’intéresser de plus près à ce «phénomène jaune» pour le réguler et pour que cesse enfin ce diktat qui mine le quotidien des citoyens.


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