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LE PROBLÈME Se POSE AVEC ACUITÉ À SKIKDA

Le manque d’engrais irrite les agriculteurs

13 décembre 2021 à 10 h 04 min

Alors que la saison des semences de plusieurs cultures est déjà lancée, les agriculteurs de la wilaya de Skikda ne cachent pas leurs craintes.

Certains font part d’une pénurie d’engrais qui risque de nuire à leurs productions et d’autres évoquent les prix exorbitants proposés par les fournisseurs. «Nous n’avons pas le choix, car nous sommes condamnés à ensemencer nos terres dans les délais habituels, ce qui a fini par pousser certains d’entre nous à semer leurs terres sans recourir aux engrais. D’autres ont été contraints d’acheter l’urée au prix de 14 000 DA le quintal alors que le prix initial est de 7500 DA», témoignent des producteurs de pomme de terre et d’oignon à Sidi Mezghiche connue pour être le poumon agricole de l’est du pays.

Les producteurs de cette région, tout comme l’ensemble des agriculteurs de la wilaya de Skikda disent craindre aujourd’hui pour leurs productions, notamment celles de la pomme de terre et des céréales. «On ne cesse de nous rappeler l’utilité de recourir aux engrais, mais nous voilà aujourd’hui devant une pénurie qui ne fait que nous décourager», insistent-ils avant d’interpeller le ministère de l’Agriculture, l’appelant à leur venir en aide pendant qu’il est encore temps.

Approché à ce sujet, Ali Chalabi, directeur par intérim des services agricoles de la wilaya de Skikda a tenu à faire part de la hausse «des prix des engrais et des intrants sur le marché mondial» avant d’évoquer les mesures d’urgence prises par le ministère de l’Agriculture pour venir en aide aux agriculteurs des filières qui subissent cette envolée des prix de façon à leur permettre de mener convenablement leurs campagnes. «Le ministère de tutelle a décidé de majorer des prix de référence des engrais qui passe à 8000 DA alors qu’il était de 3700 seulement», explique M. Chalabi.

Dans le même cadre, et pour faire face à cette situation, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural avait récemment fait part de la signature d’une convention-cadre entre l’OAIC et Asmidal devant permettre de garantir une production suffisante capable de répondre aux besoins du marché local en engrais et surtout de limiter leur importation.


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