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4397 cas de piqûres enregistrés dans la wilaya de Skikda : Le moustique tigre, un nouvel indice d’insalubrité ?

16 octobre 2019 à 9 h 57 min

Le suivi quotidien du phénomène de prolifération du moustique tigre, mis en place par la direction de la santé de la wilaya de Skikda (DSP) a permis de comptabiliser 4 397 cas de piqûres relevées dans l’ensemble de la wilaya entre le 8 septembre et le 8 octobre.

Sur ces 4397 cas, près de 800 cas, c’est-à-dire près du quart ont concerné la seule commune de Skikda. En seconde position vient la commune d’Azzaba avec 761 cas, suivis de Tamalous (535 cas) et Béni Oulbène avec 360 cas.

Connues pour avoir constitué de véritables viviers au moustique commun, la ville de Skikda, El Hadaïak, Hammadi Krouma et Filfila passent désormais à l’étape supérieure de l’insalubrité en offrant au moustique tigre les conditions idéales de sa prolifération. À elles seules, ces communes comptabilisent près de 1 600 cas de piqûres sur les 4 397 enregistrées. Le facteur relatif au nombre d’habitants ne constitue pas l’unique vecteur de cette situation. Il est connu que le moustique tigre se développe dans les eaux stagnantes, une condition qu’il trouve aisément à Skikda.

Entre les fuites d’AEP et des eaux usées qui infestent plusieurs quartiers et cités, les vides sanitaires toujours à ras-bord à la cité Merj Eddib et les fosses septiques qui pullulent aux alentours de la nouvelle cité de Bouzaâroura, à Skikda, le moustique tigre a vraiment l’embarras du choix pour hiberner et proliférer en toute aisance, sans ironie aucune!

Approché à ce sujet, Mahieddine Taber, Directeur de la santé (DSP) se montrera assez rassurant en précisant «qu’aucune hospitalisation qui serait relative à ce phénomène n’a été enregistrée sur le territoire de la wilaya. Les seuls constats observés suite à ces piqûres se limitent à des réactions allergiques, dues essentiellement au grattage».

M. Taber fera également part du lancement d’une campagne de sensibilisation dès l’apparition de ce phénomène. «Ces campagnes de proximité, appuyées aussi par des interventions sur des réseaux de communication, telle la radio locale, visent à rassurer les citoyens et aussi à leur prodiguer les conseils préventifs nécessaires et les comportements à adopter en cas de piqûre de cet insecte», a-t-il indiqué.

Le DSP tiendra par ailleurs à mettre en exergue le travail accompli par les commissions des MTH, ainsi que l’implication de plusieurs secteurs et institutions dans le travail de proximité mené lors des enquêtes épidémiologiques. «Nous avons tenu à impliquer les bureaux d’hygiène communaux, l’ADE, l’ONA, la DSA et la direction de l’environnement pour une meilleure efficience des mesures de lutte contre les facteurs contribuant à la prolifération du moustique tigre», conclut notre interlocuteur.

L’approche préventive menée en aval par de la direction de la santé mérite d’être soutenue et appuyée par les différents intervenants concernés. Il serait également temps que les APC jouent le jeu et entament, ne serait-ce qu’une campagne de démoustication. Ce serait déjà pas mal, en attendant mieux !


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