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jeudi, 21 octobre, 2021
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ÉLECTIONS LÉGISLATIVES À SÉTIF

Les citoyens indifférents

05 juin 2021 à 10 h 05 min

Les élections législatives du 12 juin n’emballent pas la population de la deuxième wilaya du pays en nombre d’habitants et d’électeurs. Ne faisant plus confiance à la politique et à leurs «représentants», les Sétifiens se désintéressent totalement d’une campagne électorale se déroulant à huis clos.

Faute d’argumentaires, les 840 «candidats» des 47 listes, dont 27 représentent des formations politiques n’ayant pour la plupart aucune base populaire évitent les «bains de foule».

Ne pouvant affronter des électeurs tancés par un quotidien difficile et un pouvoir d’achat au plus bas, des postulants utilisent la toile où ils ne postent que leurs photos. Craignant sans nul doute la réaction d’une population tancée par des «promesses» sans lendemain, les candidats n’ont pas jugé utile de «garnir» les panneaux installés dans différents coins du chef-lieu où le citoyen lambda affiche à la fois son indifférence et sa méfiance. «Les vendeurs du faux ainsi que les professionnels de la politique du mensonge ont fait leur temps. On ne fait plus confiance aux caméléons-partisans du 5e mandat n’éprouvant aucune gêne à tourner la veste.

Il est impossible de cautionner une campagne électorale éludant l’essentiel, à savoir la liberté d’expression bâillonnée et le sort des détenus d’opinion. On ne construit pas l’Algérie nouvelle avec de la matraque et le musellement de la presse», ont révélé à El Watan des Sétifiens outrés par la politique de la fuite en avant.

Trahis, disent-ils, des vieux n’ayant à aucun moment boudé les urnes prônent cette fois-ci le boycott. «Le changement n’est pas un slogan, ce sont des actes. Tant que l’Algérien n’est pas encore libre de manifester et d’exprimer ses opinions, on ne peut parler de changement, de démocratie ou d’élections transparentes. On ne peut plus donner nos voix et un quitus aux vieilles pratiques», maugréent d’anciens fonctionnaires.

Preuves à l’appui, des jeunes et supporters de l’Entente de Sétif pointent du doigt le parti pris, les deux poids, deux mesures des «décideurs». «Des députés sortants ont fait de la construction d’un 2e CHU et de la réalisation du fameux complexe sportif de 50 000 places les axes prioritaires de leur mandat. 5 ans après, le statu quo demeure à Sétif où l’Entente attend le parrainage d’une entreprise publique réservée aux bras longs et aux clubs pistonnés. La jeunesse ne peut être indéfiniment un simple sujet de campagne, elle attend la concrétisation des promesses jamais tenues», fulminent nos interlocuteurs ne croyant plus, disent-ils, au père Noël.


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