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Affaire du complexe sportif de Béni Aziz (Sétif) : Le wali décide d’ouvrir une enquête

25 septembre 2019 à 9 h 00 min

Le chef de l’exécutif envisage de reprendre en main le dossier de ce projet qui sera réalisé sur un autre site.

Le déplacement du wali de Sétif à la daïra de Béni Aziz n’a pas été de tout repos. La journée du lundi a été à la fois longue et instructive pour Mohamed Belkateb que pour la population de Béni Aziz, qui a payé un lourd tribut durant les massacres du 8 Mai 1945. Le marathon a débuté à Ouled Hmarelaïne, souffrant de moult problèmes. Faisant du surplace depuis 2014, la réalisation du forage d’un débit de 30 l/s n’a pas été du goût du chef l’exécutif.

«On n’a pas le droit de mettre cinq longues années pour réaliser un simple forage. Je refuse toute explication ou justification. En mesure d’étancher la soif de 15 000 personnes d’une bonne partie du chef-lieu de daïra, l’opération doit être achevée dans les plus brefs délais», dira le wali au directeur des ressources en eau. Tancés par l’enclavement et des conditions de vie difficiles, les habitants de la localité remettent sur la voie publique l’état de la route.

Ne restant pas indifférent, le wali décide d’attribuer une enveloppe de 60 millions de dinars pour la réhabilitation du pont et la réfection de la route du douar précité. La visite du site, qui devait abriter un complexe sportif malmené par un hasardeux choix de terrain, a été le premier point fort d’une visite suivie par une grande foule. Irrités par la manière de faire des responsables à l’origine de la dilapidation des deniers publics, de nombreux jeunes exhortent le chef de l’exécutif à l’ouverture d’une enquête.

Pour un mauvais choix du site et un glissement de terrain, le projet ayant consommé 70 millions de dinars sur les 170 millions de dinars alloués est à l’abandon. «N’ayant pas pris la peine d’analyser le sol, le bureau d’études et les responsables qui ont décidé d’implanter le complexe dans un site accidenté doivent rendre des comptes. Trouvez-vous normal qu’en 2019, Béni Aziz ne dispose ni d’un centre culturel ni d’un petit terrain de proximité.

Face à ces manques, les jeunes n’ayant  aucun  moyen de loisir sont contraints d’aller à la forêt pour sniffer», fulminent des jeunes pointant du doigt sans les nommer l’ex-wali Abdelkader Zoukh et le DJS de l’époque. Présent sur les lieux, le P/APC, qui a voulu intervenir, est dissuadé par les réclamations et les contestations d’une foule en ébullition. «Ça suffit, tu as trop parlé.

Béni Aziz n’a plus besoin de parlotte, mais d’une maison de jeunes, d’un stade de football, de terrains mateco, d’une piscine, d’un centre culturel et de divers autres équipements d’utilité publique», tonnent de nombreux jeunes. Avant de se rendre au site où sera implanté un terrain de football, le wali  rassure l’assistance. «Nous allons reprendre en main le dossier du complexe sportif qui sera réalisé dans un autre site.

Pour connaître les dessous de cette affaire, je vais ouvrir une enquête. En plus des deux terrains de proximité inscrits à l’actif de la commune, deux autres seront réalisés par la DJS. Les quatre structures seront réceptionnées avant la fin de l’année en cours», dira-t-il. Ayant fait couler beaucoup d’encre, le futur hôpital de 60 lits a été le clou d’une visite perturbée par des jeunes, qui en avaient gros sur le cœur.

L’inspection de la polyclinique, transformée en hôpital de 60 lits est arrêtée. Elle sera remplacée par une rencontre à la nouvelle bibliothèque municipale où divers sujets ont été débattus. «Béni Aziz n’est chef-lieu de daïra que sur papier.

Pour la moindre des choses, on nous dit d’aller à Aïn Kebira. Faute de gynécologues, nos parturientes meurent en cours de route. Nos malades dialysés souffrent le martyre. Nous voulons connaître la date exacte de l’ouverture de l’hôpital», diront non sans nervosité de nombreux intervenants. «L’ouverture de l’hôpital est subordonnée au décret de création. Le cas de l’hémodialyse qui a été gelée sera exposé au ministre de la Santé», dira le wali qui a pu calmer des esprits surchauffés.


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