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mardi, 20 octobre, 2020
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Enorme déficit en établissements scolaires à Sétif : La surcharge des classes continue

29 septembre 2020 à 10 h 07 min

La commune de Maghnia, une ville de l’ouest du pays, a pu construire et équiper une belle école primaire en 4 mois. Réalisée en 120 jours, la performance traverse la toile, arrive à Sétif où la 10e plus riche municipalité du pays est incapable de faire autant en 18 mois.

La «démission» des élus englués dans des querelles de clocher et une interminable histoire de «procédures» vont une nouvelle fois impacter la scolarité de centaines d’enfants de nombreux lieux d’une agglomération touchant le fond de l’abîme. Les écoliers de la périphérie dépourvue de nombreux équipements publics vont devoir poursuivre leur scolarité dans des conditions impossibles.

Oubliant la célèbre maxime : «Gouverner, c’est prévoir», l’exécutif communal n’a pas fait le maximum pour réaliser les établissements dans les temps et mettre, le cas échéant, un terme aux désagréments des petits potaches. Ainsi, l’école Chellali (cité El Hidhab) va pour la deuxième année recevoir 800 élèves. Répartis sur 24 divisions, les 986 potaches de l’école Amar Benbaouche s’entasseront dans des classes de 40 élèves. La crainte d’une nouvelle surcharge hante les parents d’élèves de l’école Merrouche qui devrait accueillir 1037 élèves, soit 43 mômes par classe. «L’inertie de la commune ne se souciant guère des désagréments occasionnés à nos enfants entassés l’année dernière dans des classes de 50 élèves n’offusque personne. On a peur pour nos enfants subissant l’apathie des gestionnaires de la ville pour lesquels le bien-être des enfants est le cadet de leurs soucis.

Peut-on assimiler et apprendre dans des classes bondées ?» s’interrogent nos interlocuteurs. La situation de l’école des Frères Mansour attendant 826 petits apprenants, fonctionnant elle aussi avec la double vacation, n’est guère meilleure. Il en est de même pour l’école Saâd Zerarga de 855 élèves qui seront 42 dans chacune des 20 divisions de l’établissement.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, la situation du cycle supérieur (le moyen) n’est pas meilleure. Notamment au niveau du CEM Saâdna Layachi (El Hidhab) attendant un utopique lifting. En sus de la décadence, les lieux devraient accueillir 1300 collégiens forcés de s’entasser à 43 dans l’une des 30 divisions. Implanté à Lahchama, le CEM Salah Bellabes fonctionnera, nous dit-on, avec pas moins de 1 500 élèves.

N’ayant pas le choix, les 33 divisions accueilleront en moyenne 45 élèves. Avec 1 300 élèves et 30 divisions, le CEM Sadek Trabelsi n’échappe pas à la surcharge compliquant la scolarité de centaines de mômes de la capitale des Hauts plateaux où l’on continue à mettre la charrue avant les bœufs.

Pour l’illustration, les petits écoliers, les collégiens ainsi que les lycéens de Abid Ali et de Bir N’saa, deux nouvelles zones d’habitation devront patienter avant d’être scolarisés à proximité du domicile familial.

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