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Enfants diabétiques en milieu scolaire à Sétif : La détresse des parents

14 novembre 2018 à 10 h 01 min

Face à des enseignants non formés ni préparés à une situation d’hypoglycémie, les élèves atteints de cette maladie chronique font craindre le pire à leurs familles.

En plus des soucis de la vie quotidienne, la situation d’un enfant diabétique en milieu scolaire, où la majorité du corps enseignant n’est ni formée ni préparée à réagir face à une hypoglycémie, accentue la peur des parents. La méconnaissance de cette maladie chronique angoisse donc de nombreux parents dans l’incapacité de sensibiliser des enseignants ne pouvant le plus souvent répondre aux attentes et besoins d’un enfant diabétique.

«Les temps ont changé et les méthodes d’enseignement n’ont pas évolué d’un iota chez nous. Au lieu d’encourager un enfant diabétique à la pratique sportive, des établissements du moyen optent pour la solution extrême. Un jour, un directeur de CEM lâche le morceau. Si vous avez peur pour votre enfant, vous n’avez qu’à lui établir une dispense de l’éducation physique et sportive (EPS). Un tel langage est non seulement anti-pédagogique, mais fait fi des recommandations des spécialistes préconisant, avant toute activité sportive, un verre de jus et une prise de la glycémie.

Mon interlocuteur va plus loin. Il m’a même demandé de lui fournir un certificat médical stipulant que mon enfant est bel et bien  diabétique. Avec une telle approche, on a voulu briser le dynamisme de mon garçon qui adore jouer avec ses copains de classe», relève avec beaucoup d’amertume la maman de Ayoub, un excellent élève de 3e année moyenne. La situation au niveau du primaire, où certains instituteurs sont contraints de gérer des classes de plus de 40 élèves, est plus complexe.

Pour le bien-être de tous les enfants, les parents, les pédiatres et les nutritionnistes militent pour le bannissement du menu de la traditionnelle récréation, les bonbons, le chocolat et  la confiserie riche en calories.

Approché par une maman d’un petit diabétique, un enseignant qui ne reste pas indifférent, réussit un grand coup. «Faisant honneur à son métier, juste après notre entrevue, le maître profite de la pause pour expliciter à ses bambins les bienfaits d’un légume, d’un fruit, d’un œuf, d’un morceau de pain avec du fromage. Les écoliers adhérent et laissent tomber les sucreries au grand bonheur de mon petit Mourad», souligne non sans fierté Mme Zineb.

Hélas, cette belle expérience est un cas isolé à Sétif où, beaucoup de choses restent à accomplir en la matière. Sachant que de nombreux enseignants du cycle en question négligent les enfants diabétiques, placés, le plus souvent, au fond de la salle de cours. «On ne demande pas des faveurs. Mais un enfant diabétique est contraint de sortir de la classe pour uriner. Il  doit être compris et accompagné par son enseignant. On regrette de le dire, mais de nombreux instituteurs se désintéressent,  ne mesurent pas  la gêne et la souffrance d’un diabétique, un petit enfant de surcroît», fulmine Mourad, le papa de la petite Loubna martyrisée par l’incompréhension de sa maîtresse.

Pour atténuer les souffrances des enfants et les inquiétudes des parents à bout, des pédiatres et des psychologues du service de pédiatrie du CHU de Sétif, essayent de construire un pont avec l’école devant répondre aux attentes et aux besoins de cette catégorie d’enfants. Pour éviter de malencontreuses et délicates situations, il est donc important pour un enseignent de connaître la position à prendre face à une hypoglycémie et une hyperglycémie d’un enfant en milieu scolaire où il passe le plus clair de son temps.


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