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Plans d’occupation des sols (POS) 35 et 36 de Sétif : En hibernation depuis 13 longues années

07 février 2021 à 9 h 15 min

Empoisonnant la vie de centaines de familles et celle de nombreux entrepreneurs et promoteurs, l’encombrant dossier des plans d’occupation des sols (POS) 35 et 36 de la cité Gaoua, à la périphérie nord-est de la ville de Sétif, est l’exemple type de la mauvaise prise en charge des affaires d’une agglomération gérée comme une épicerie.

Depuis plus de 13 longues années, le rocambolesque feuilleton est prisonnier du «bon vouloir» et des «humeurs» des gestionnaires de la commune faisant dans le deux poids, deux mesures.

Au grand désappointement des citoyens outrés par les tergiversations et les dépassements de la municipalité. «L’interminable histoire des POS 35 et 36 s’est transformée au fil du temps en un véritable cauchemar. Sur quelle base l’APC délivre les permis de lotir et de construire aux uns, oppose un niet aux autres citoyens faisant la navette pour le règlement du même problème, en l’occurrence les POS 35 et 36 ? Qu’on nous explique cette démarche n’obéissant à aucune logique. Le favoritisme et les passe-droits dénoncés par le hirak ont apparemment la peau dure à la mairie de Sétif. Tancés par les fausses promesses, des citoyens ont franchi le pas, décidé d’entamer les travaux sans documents. Calfeutrés dans un bureau, les responsables de la commune ne mesurant pas les préjudices occasionnés à des familles vivotant sur des charbons ardents font la sourde oreille», fulminent de nombreux citoyens obligés de revenir à la charge.

Et d’enchaîner : «Face à la fin de non-recevoir de nos élus, nous sommes obligés de demander l’intervention des autorités locales, et à leur tête le wali, pour les alerter et mettre un terme à l’inertie d’une assemblée communale hors champ.»

Il convient de souligner que les interminables études et révisions des fameux POS 35 et 36 impactent lourdement des entrepreneurs détenteurs de nombreux projets à Gaoua, pouvant accueillir entre 10 et 15 000 logements, des lotissements et bon nombre d’équipements publics.

Pour se dédouaner, les chargés du dossier renvoient la balle aux autres. Et plus particulièrement à l’Urbas (centre d’études et de réalisation en urbanisme) de Sétif.

Contacté par El Watan, le directeur général de l’institution dément catégoriquement et remet sur la table la question des honoraires, en suspens depuis des lustres. «Après une nouvelle négociation du montant du contrat ne dépassant guère les 10 millions de dinars, l’étude d’exécution et l’édition finale seront livrées à l’APC dans les prochains jours. On ne va pas bloquer un projet aussi important pour une facture d’un milliard de centimes», précise le premier responsable de l’Urbas, renvoyant l’ascenseur à la municipalité se trouvant désormais entre le marteau et l’enclume.                    


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