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École des frères Berchi à Sétif : Plus de 7 milliards pour sa remise en l’état

13 février 2020 à 9 h 05 min

Grande «voisine» de la célèbre école Amardjia Abbes (ex-école laïque) implantée à deux pas de l’ancienne pharmacie de Ferhat Abbas, premier président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), l’école centenaire des Frères Berchi a attendu 14 longues années pour que la municipalité de Sétif daigne lui prodiguer un «lifting» souhaité par les anciens pensionnaires de l’établissement depuis des années.

Fermée depuis 2006, l’école qui a prodigué les bases du savoir à de nombreuses générations de filles et de garçons renaît de ses cendres, au grand bonheur de ses anciens élèves ravis par la nouvelle. Contacté par El Watan, le bureau d’études parle d’un délai de réalisation de 7 mois pour une enveloppe de 75,982 millions de dinars (presque 8 milliards de centimes).

Englobant la toiture, l’étanchéité, le plancher, le plafond, le chauffage ainsi que l’aménagement extérieur et d’autres parties, la remise en l’état de l’établissement dans les délais contractuels fait grincer des dents les nombreux initiés sceptiques au respect de ces délais qui feraient l’objet d’une réactualisation des prix et d’avenants se rapportant à des tâches non inscrites dans le premier cahier des charges.

Parlant en connaissance de cause, les observateurs remettent sur le tapis la rénovation du lycée Mohamed Kerouani qui n’en finit plus. Lancés en 2008 pour un montant initial de 15 milliards de centimes, les travaux ne sont pas achevés 12 ans après, alors que la facture a atteint le seuil des 42 milliards de centimes (le coût d’un nouveau lycée tout équipé).

Selon des sources proches du dossier du lycée Kerouani, les procédures administratives et le récurrent problème des paiements sont à l’origine des retards enregistrés. Pour ne pas subir les mêmes problèmes, l’entreprise chargée de la réhabilitation, le bureau d’études et la commune de Sétif, maître de l’ouvrage, sont obligés de boucler l’opération dans les délais.

Le respect des clauses du contrat aura un impact positif pour les enfants du centre-ville et permettra à la municipalité d’orienter les élèves de l’école Bouchareb Roumeila (ex-école des Sœurs) ayant besoin de travaux de réhabilitation.

Il en est de même pour le CEM Allem Mansour, situé à quelques mètres de l’école des Frères Berchi, un monument dont la réalisation a été lancée en 1883, nous révèle Assia Samaï Bouadjadja, architecte et universitaire de haut rang.

Kamel Beniaiche



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