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Sétif : Deux classes menacent ruine à Beni Ouassine

13 octobre 2020 à 9 h 48 min

Le 14 mars 2012, le directeur de l’éducation (DE) de la wilaya de Sétif décide la fermeture et la démolition de cinq classes de l’école Saad Belaa à Beni Ouassine (daïra de Bougaa).

Le DE répond positivement à la décision n° 351 du 28 février 2012 du P/APC se basant sur le procès-verbal de l’expertise du CTC (n° 334 du 24 janvier 2003) exigeant la destruction de ces classes construites au début des années 1950. Comme les décisions de l’organisme de contrôle, du P/APC et du DE ne sont appliquées qu’à moitié, l’incommodante affaire demeure d’actualité huis ans après.

Inexplicablement, les responsables concernés coupent la poire en deux, puisqu’ils ne démolissent que trois classes. En dépit des «recommandations» des uns et des autres, on a non seulement continué à exploiter deux structures désuètes, mais on a oublié d’exploiter deux nouvelles structures. Indisposés par les mauvaises conditions de scolarisation de leurs enfants, des parents alertent la direction de l’éducation.

Sur décision de la tutelle, le directeur de l’établissement est sommé, le 30 octobre 2019, de fermer les espaces menaçant ruine et de transférer les élèves vers les deux salles réceptionnées le 22 octobre 2018, attendant leur raccordement au gaz naturel. Il en de même pour la cantine scolaire. Balafrant le paysage intérieur de l’école, les deux classes ne sont toujours pas démolies.

Au grand dam d’un membre de l’association des parents d’élèves qui s’est rapproché de notre bureau, muni d’un dossier retraçant toute la genèse d’un problème prenant les allures d’une fausse guéguerre. «Malgré les correspondances de la DE et du CTC, la commune de Beni Ouassine refuse de démolir les deux vieilles classes, lesquelles présentent un véritable danger pour nos enfants. Nous ne comprenons pas la position de l’APC qui aurait dû les démolir avant le début des travaux de deux nouvelles classes lancés ces derniers jours.

Fonctionnelles depuis un certain temps, les deux nouvelles salles de cours et la cantine attendent leur raccordement au gaz naturel. Nous demandons l’intervention des autorités locales et à leur tête le wali», souligne notre interlocuteur.

Contacté, le P/APC est d’un autre avis. «À cause de la surcharge, nous étions obligés d’exploiter les deux classes en 2014 fermées en 2018. Pour leur démolition, nous attendons les procès-verbaux du CTC et de CDE», rétorque le premier responsable de Beni Ouassine ne prenant pas en considération la première expertise du CTC, établie le 24 février 2003.

Ne prêtant à aucune équivoque, celle-ci stipule : «Compte tenu de l’état des dégradations observées et vu l’absence totale des chaînages verticaux et horizontaux, nous conseillons la démolition et la reconstruction de nouvelles classes conformément aux normes en vigueur». Pour réagir et éviter le cas échéant l’irréparable, doit-on attendre un incident similaire au drame ayant endeuillé le 6 octobre 2019 le CEM Zermani Ali de Bouandas ? La question est posée.

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