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La situation dure depuis plusieurs mois à Sétif : Des postes-clés assurés par des intérimaires

30 septembre 2019 à 9 h 00 min

La daïra du chef-lieu se trouve depuis plus de cinq mois sans chef attitré, il en est de même pour le secrétariat général de la wilaya.

Pour les hautes sphères, la deuxième wilaya du pays en nombre d’habitants est un excellent champ d’intérim et d’expérimentation. Mais l’instabilité de l’encadrement porte un sacré coup au développement économique de l’une des plus importantes régions du pays, freinée par la valse des «mouvements». Pour preuve, la daïra du chef-lieu se trouve depuis plus de cinq mois sans chef attitré. Il en est de même pour le secrétariat général de la wilaya.

Vacant depuis de longs mois, le poste de directeur de l’urbanisme et de la construction vient d’être confié à un futur retraité. Après le limogeage du directeur de la jeunesse et des sports, les affaires du secteur seront pour un certain temps gérées par un «chargé de mission». N’obéissant à aucune logique, ce «mouvement» sans fin obligera les innombrables dossiers de deux millions de personnes à poireauter dans les tiroirs.

Pour rappel, les commandes de la daïra de Sétif sont temporairement confiées au chef de la daïra de Guedjel. Appelé à gérer le conflit de la commune et la confection des listes de plus de 22 000 demandeurs de logements publics locatifs, l’intérimaire ne peut être à Sétif et à Guedjel en même temps. Vacant depuis le départ de Kamel Touchen, promu il y a cinq mois secrétaire général, en remplacement de Louanes Bouzegza, promu wali de Souk Ahras, le poste de chef-lieu de wilaya est en jachère.

Ne se souciant guère des préjudices causés au bon fonctionnement d’une région mal défendue, les concepteurs du «mouvement» ont décidé dernièrement de nommer, le nouveau secrétaire général de la wilaya, à savoir Kamel Touchen, wali d’El Bayadh. Ne souffrant d’aucune contestation, la promotion du cadre précité, ayant fait un excellent travail à Sétif, pénalise toute une région, dans l’obligation de revenir, une fois de plus, à la case départ.

Ayant connu pas moins de cinq walis (Bedoui, Zoukh, Bouderbali, Maskri et Belkateb) en neuf années, la wilaya est fortement pénalisée par la navette. Celle-ci impacte le taux de consommation des crédits alloués. Selon certaines indiscrétions, la consommation de ces crédits n’a pas dépassé les 30%, ces dernières années.

Le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales est plus que jamais interpellé pour qu’il mette fin à cette expérimentation ayant causé d’innombrables torts à la wilaya, où de nombreux projets structurants sont à la traîne. Afin de tâter le pouls de la rue, El Watan est parti à la rencontre des citoyens, ne cachant pas leur courroux. «Ces dernières années, Sétif est devenue une wilaya cobaye. On l’utilise pour gérer une carrière et bénéficier d’une fulgurante ascension dans la hiérarchie.

Son développement est le cadet des soucis des responsables et des élus, ne gérant que leurs affaires et celles de leurs proches. Ils procèdent de la sorte pour qu’on mette entre parenthèses les projets du 2e CHU, l’agrandissement de la piste de l’aéroport, la finalisation des grands transferts d’eau et l’achèvement de la pénétrante El-Eulma-Djendjen. Avec son immense potentiel, la wilaya n’a pas le  droit de rouler avec des roues de secours», fulminent de nombreux Sétifiens.


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