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Evocation

Il y a 58 ans, l’artiste Salah Abdelbaki tombait au champ d’honneur

01 mars 2020 à 9 h 00 min

Près de trois semaines avant la signature des Accords d’Evian et l’annonce du cessez-le-feu mettant fin à la guerre d’Algérie, le 19 mars 1962, tombait au champ d’honneur près de Chekfa dans la wilaya de Jijel le chanteur chaâbi Salah Abdelbaki, dit Hamou.

Le chahid a donné sa vie pour la patrie, après avoir épousé auparavant le chant andalou et le medh qui l’a suivi au maquis puisqu’il avait avec lui sa guitare et son livre-répertoire de chansons.

Né le 10 mai 1928 à Jijel, il a été bercé par la musique dès son jeune âge. Le fait que son père, Si Ahmed dit Amar (1890-1959), fut un goual (conteur) lettré en arabe et un amoureux de la musique andalouse a facilité le plongeon du fils dans l’art musical aidé en cela par une voix exceptionnelle que lui reconnaissaient ses contemporains.

De son vivant, feu Da Bachir Roula, accordéoniste, nous avait raconté les larmes aux yeux les qualités vocales de son ami Hamou, en disant que «c’était un rossignol».

Tous les musiciens et les mélomanes de l’époque n’ont jamais tari d’éloges sur les qualités vocales de ce chanteur chaâbi disparu à l’âge de 34 ans au maquis. Parallèlement à son cursus scolaire à l’école Jean Jaurès (actuelle école Rachid Haoues), il poursuivra des cours d’arabe à la médersa El Hayat de Jijel.

Dans un témoignage filmé réalisé par l’Office des établissements de la jeunesse (ODEJ), son frère Amar indiquera qu’à l’époque la ville n’offrait guère que deux options : intégrer la pêche ou un atelier de liège.

Et c’est la dernière option qui sera suivie par Hamou avant de travailler dans un café à partir de 1955 puis de rejoindre Alger après avoir adhéré au FLN à Jijel. En 1957, il rejoindra le maquis dans la région de Jijel. À côté de son arme, racontent ses frères d’armes, il avait avec lui au maquis sa guitare et son livre-répertoire de chansons.

Dans le même film, Boukhemis Haïne dit Omar dira que Hamou assurait au maquis dans le secteur 1 des travaux pour le responsable des renseignements et des liaisons du secteur 1, le chahid Mohamed Chabouet.

Il animait parfois des soirées musicales pour les moudjahidine qui convolaient en justes noces. Parti dans la région de Chekfa, il a été tué en compagnie de 4 de ses camarades lors d’une opération de l’armée française. Sa ville natale, Jijel lui a rendu un hommage en donnant son nom à la bibliothèque communale de la rue Abdelahamid Benbadis, alors qu’une association culturelle porte le nom du chahid.



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