toggle menu
lundi, 21 janvier, 2019
  • thumbnail of elwatan09072018

Construit en 1875, ce lieu de culte garde encore une grande valeur historique et patrimoniale pour les habitants de la ville.

Djamaâ El Kébir de Jijel : Réouverture après restauration

03 mai 2017 à 12 h 00 min

La grande mosquée de Jijel, qui porte le nom de l’ancien imam des lieux, Cheikh Mohamed-Tahar Sahli, a été rouverte aux fidèles, lundi,  après sa restauration, en présence du wali de Jijel, Larbi Merzoug, et des autorités locales. Les travaux de restauration, qui ont ravi plus d’un, ont redonné une nouvelle image à ce lieu de culte, qui commençait à tomber en décrépitude. De belles ornementations ciselées dans le plâtre revêtent les murs, alors que la coupole, au milieu de laquelle pend un magnifique lustre, est désormais richement décorée. Sur la toiture, qui a été complètement refaite, des ouvertures ont été aménagées pour assurer un éclairage zénithal.

Lancés en août 2016, les travaux de restauration, pilotés par la direction des affaires religieuses et des wakfs, ainsi que celle des équipements publics, ont bénéficié d’une enveloppe financière de 50,68 millions de dinars, composée de 12 millions de dinars représentant une aide de la wilaya et 38,68 millions de dinars de quêtes réalisées à travers les mosquées de la wilaya. Les travaux déjà réalisés concernent la toiture, la salle de prière, la coupole, la menuiserie, la salle des ablutions pour femmes, l’électricité et la sonorisation.

Les travaux restants ont trait aux aménagements extérieurs, la restauration des deux minarets, la salle d’accueil et la peinture extérieure. Le coût estimé de ces derniers travaux est de 33 millions de dinars. Djamaâ El Kébir a été construite en 1875, après la destruction des deux mosquées qui se trouvaient dans la citadelle (ancienne ville de Jijel) par le tremblement de terre du 21 août 1856, suivi d’un raz-de-marée.

Devant le déni des autorités occupantes françaises de réserver une parcelle dans le nouveau plan de la ville d’un demi-hectare pour l’édification d’une église, la population a signé une pétition datée du 29 juillet 1871 pour faire valoir leur droit à un lieu de culte musulman.
La mosquée a été dirigée au fil du temps par plusieurs imams, à commencer par Ali Ben Mékideche (1818-1890), suivi par son fils Ahcène (1844-1903).

S’ensuivront Si Bachir Lahmar (1879-1925), qui avait déjà officié à la mosquée Kettania de Constantine, Mohamed Boulehbel et Salah Sahli (1885-1957), le père de celui dont la mosquée porte le nom. Si Mohamed Abada (1911-1981) occupera par la suite le minbar, avant de céder la place à  Cheikh Mohamed-Tahar Sahli (1904-1990). Assisté par Cheikh Kamel Laribi, ce dernier reprendra le flambeau après le décès de Si Mohamed-Tahar en 1990, jusqu’à l’année 2000, où il sera remplacé par l’actuel imam, Cheikh Sâadoun Chalouch.                                                  

Lire aussi

Loading...
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!