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samedi, 15 décembre, 2018
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Les chauffeurs de taxi de la ville de Constantine ont surpris hier les citoyens en décidant d’un débrayage total (ou presque), tout en protestant à la place Chadi Abdellah, située en face du marché Betou.

Une journée cauchemardesque pour les citoyens

11 janvier 2016 à 10 h 00 min

Des dizaines de chauffeurs de taxi, activant sur les lignes centre-ville-Filali-Boussouf, Boudraâ Salah, Ali Mendjeli, Zouaghi et vers d’autres quartiers de la ville, ont fermé l’entrée du boulevard pendant un moment. Les manifestants ont été dispersés rapidement par les éléments de la police afin de libérer la circulation. Ces chauffeurs se sont regroupés pour dénoncer les conditions «déplorables» dans lesquelles ils travaillent quotidiennement, disent-ils.

Ils ont estimé aussi qu’avec l’augmentation des prix des carburants et le manque de contrôle, ils vivent actuellement le calvaire. «Nous souffrons chaque jour à cause de l’inflation des fraudeurs qui squattent les stations de taxis. Ils font la loi et déterminent les prix à leur guise. Ils abordent les passagers avant que ces derniers n’arrivent aux stations des taxis.

C’est l’anarchie totale, les autorités doivent intervenir rapidement», a déclaré l’un des protestataires qui a requis l’anonymat. Notre interlocuteur a affirmé aussi que même les éléments de la sûreté les empêchent d’évacuer les passagers où ils demandent, c’est pourquoi les gens parfois préfèrent prendre les fraudeurs. Au sujet du stationnement, les plaignants ont souligné que les lieux qui leur sont réservés ont été transformés en parkings, tel le site à proximité du Novotel. «Sans oublier la licence louée aux chauffeurs qui est estimée de 12 000 DA, parfois les propriétaires nous demandent une avance d’une année ou deux. D’où nous ramenons cet argent ? Il faut qu’il y ait une certaine rigueur de la part des autorités pour améliorer la situation», a fulminé notre interlocuteur. Face à l’absence de contrôle, certains chauffeurs de taxis et de fraudeurs, ont profité de la situation hier, pour augmenter les prix des courses. Pour prendre un taxi vers Zouaghi ou la ville de Ali Mendjeli il faut payer au minimum 600 DA !

D’autre part, un autre chauffeur, nous a expliqué que dans les contrats, le taxi ouvre droit chaque six mois à des pneus gratuits et c’est la direction du transport qui fournit les bons, mais les «taxieurs» n’ont jamais bénéficié de ces bons. A ce propos, nous avons tenté à maintes reprises de contacter le directeur du transport par téléphone, mais en vain. Il serait utile aussi de préciser que Mohsen Mohamed, président de la section locale de l’Union nationale des chauffeurs de taxi (Unact) a déclaré récemment à El Watan que la décision d’augmentation des prix du transport ne peut être prise que par la tutelle, à savoir le ministère des Transports. D’ailleurs, il a affirmé qu’une réunion aura lieu dans les semaines prochaines au ministère des Transports entre les représentants des chauffeurs de taxi de toutes les wilayas et les représentants de la tutelle, pour décider d’une éventuelle augmentation des tarifs.  

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