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dimanche, 22 septembre, 2019
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Terreur à l’hôpital et peur sur la ville à Constantine : La responsabilité des autorités

05 septembre 2019 à 9 h 16 min

Encore une agression au Centre hospitalo-universitaire Ben Badis de Constantine (CHU), une de trop, qui jette la terreur au sein de ce sanctuaire et au-delà. Huit jours seulement après l’attaque spectaculaire ayant visé le personnel médical et paramédical du service des urgences chirurgicales, le même service vient de subir une autre agression dans la nuit de mardi à hier.

Cette fois-ci, les assaillants étaient au nombre de dix, selon le chargé de communication du CHU, Aziz Kagouche. Ces jeunes agresseurs, en état euphorique, probablement sous l’effet de psychotropes, sont entrés par la force, pour accompagner l’un des leurs en besoin de soins. Leur irruption a fait au moins une victime, un gardien, battu, et blessé au niveau du visage, affirme la même source.
Cet effroyable événement projette l’agression au-delà du fait divers et pose le problème de l’insécurité au sein du CHU et dans toute la ville de Constantine. Depuis des années, les agressions visant les services hospitaliers se multiplient et se banalisent, en dépit des cris d’alarme du personnel médical et des promesses des autorités, le phénomène s’est installé.

A la faveur de la nuit, les jeunes voyous trouvent beaucoup de facilité à attaquer l’établissement et à prendre la fuite, laissant derrière eux des dégâts, et surtout la peur, parmi le personnel médical et paramédical et les citoyens qui par malheur se trouvent sur les lieux. La protection est quasi inexistante, sinon insignifiante, d’où la responsabilité des autorités locales, et bien entendu, le chef de sûreté de wilaya.

A Constantine, les citoyens ne se sentent pas en sécurité, y compris ceux habitant en face d’un commissariat ou d’une brigade de gendarmerie. Un sentiment conforté par le nombre spectaculaire d’agressions et le fait qu’aucun quartier n’échappe au fléau. Le bilan national du premier semestre 2019 place en outre Constantine au premier rang des wilayas au niveau des quantités de kif et de psychotropes saisies.

Ce bilan, considéré comme une prouesse dans la communication des services de police locaux, est un indicateur du trafic et de la consommation de ce poison dans la wilaya. Les chiffres donnent froid dans le dos : 14 kg de kif et 430 000 comprimés de psychotropes destinés à la consommation illégale. En fait, les dealers, comme les consommateurs, ne se sont plus discrets et s’adonnent en public à leurs «échanges». Cette «population d’oisifs», souvent des drogués, fait montre d’une violence débridée dans l’espace public. Même les écoliers peuvent être la cible de leur agressivité.

A croire que les services de sécurité épargnent leurs efforts quand il s’agit de sécuriser la ville et protéger le citoyen contre ce fléau. Apparemment, rien n’a changé malgré le départ de Bouteflika et son pouvoir. Au niveau local, les autorités en place, à leur tête le wali Abdessamie Saïdoun, ne considèrent toujours pas la sécurité du citoyen comme la première des priorités.


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