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dimanche, 05 avril, 2020
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Reprise de la grève au CEM Rokia Boughaba de Constantine : Les enseignants réclament une enquête ministérielle

23 novembre 2019 à 9 h 08 min

Le conflit entre la directrice du CEM Rokia Boughaba et les enseignants se révèle plus compliqué, du moment qu’il n’a jamais été réellement réglé, comme avait promis la direction de l’éducation.

Il s’est avéré que le départ de la directrice ne serait qu’une mise en scène pour faire taire les enseignants. En effet, ces derniers ont repris leur grève, depuis mercredi dernier, pour réclamer l’ouverture d’une enquête et l’envoi d’une inspection ministérielle au sein de l’établissement, en raison de ce qu’ils qualifient de «magouilles» pour imposer ladite directrice, Assia Ben M’hidi en l’occurrence. «Nous avons organisé une grève de 8 jours pour demander le départ de cette responsable qui use de son poste pour sanctionner les enseignants.

Nous avons vécu une année terrible à cause de son comportement agressif et inacceptable», a déclaré une enseignante. Et de poursuivre qu’après un long bras de fer, la direction de l’éducation leur avait promis de mettre fin à ce problème. Effectivement, l’administration du CEM a été informée «officieusement» de son départ.

D’ailleurs, les élèves ont rejoint les classes le 13 du mois en cours. «La directrice du CEM Benabdelmalek Ramdane s’est chargée de la gestion pour quelques jours, avant de se retirer définitivement.

Cette dernière n’avait aucune prérogative pour prendre des décisions concernant le fonctionnement de l’établissement. Quelques jours après, nous avons appris que la direction de l’éducation nous a désigné un nouveau jeune responsable. Ce dernier s’est également retiré, parce qu’il a été souligné dans son affectation qu’il allait occuper ce poste temporairement, jusqu’à la reprise de Mme Ben M’hidi», fulmine notre interlocutrice, soulignant son étonnement.

La déception des grévistes était grande, selon leurs affirmations, face à une telle décision de la direction de l’éducation. Ils ont affirmé que Mme Ben M’hidi «proférait des insultes à leur égard, en les menaçant et en les accusant de perturbateurs de l’élection présidentielle du 12 décembre dans un communiqué rendu public». Ils ont qualifié son retour de «magouilles», du moment qu’elle n’a jamais été relevée de son poste.

La cheffe de l’établissement avait souligné dans son communiqué du 7 novembre, dont El Watan détient une copie, que «ce conflit a une dimension politique». Selon le même document «le but est de boycotter le scrutin au sein de ce CEM, qui a toujours été un centre de vote».

Pour leur part, les parents d’élèves ont protesté, mercredi matin, devant le cabinet du wali pour demander son intervention afin de mettre fin à ce conflit qui se répercute négativement sur la scolarité de leurs enfants. «La situation est inacceptable, les autorités locales doivent assumer leurs responsabilités.

Le conflit perdure et ce sont nos enfants qui en payent le prix», martèle un parent d’élève. Nous avons tenté de contacter le directeur de l’éducation pour avoir plus de détails, mais il était toujours injoignable.

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