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Non-respect des points de vente des moutons : L’anarchie devient la règle

13 août 2018 à 7 h 19 min

Malgré la désignation par la commune de Constantine de deux points de vente réglementés des moutons au lieudit «Ferme Gerard», sur la route de Chaab Erssas, et à la cité «Boudraâ Salah», c’est désormais l’anarchie qui marque les marchés des moutons improvisés un peu partout.

C’est le cas des deux principales communes de la wilaya, Constantine et El Khroub. Une tournée effectuée dans les nombreux lieux ouverts a permis de révéler un constat accablant. Ainsi, dans la ville de Constantine, les années se suivent et se ressemblent, et toutes les mesures annoncées par les autorités n’ont jamais été respectées, puisqu’aucune saisie n’a été opérée à ce jour, bien que des vendeurs improvisés se sont installés même en milieu urbain.

C’est le cas à Djebel Ouahch, devenu une destination prisée pour ceux qui cherchent une bête pour le jour du sacrifice, mais aussi les cités Ziadia, Émir Abdelkader, Oued El Had, le 4e km, Boumerzoug, Chaâb Erssas, la route de Aïn El Bey et dans certains quartiers se trouvant à quelques encablures du centre-ville, comme à Bardo et le Chalet des Pins. Partout, on ne voit que des «contingents de moutons» sur les bords des routes. Certains commerçants de circonstance n’ont pas hésité à transformer en étables des locaux commerciaux situés au-dessous de leurs maisons.

«C’est une atteinte au milieu urbain et à l’environnement, puisque ce type de commerce réglementé est formellement interdit dans ces lieux en raison des nuisances, mais aussi aux désagréments causés au voisinage, mais il semble que personne ne se soucie de l’application de la loi, y compris les autorités de la ville qui sont au courant de tout, mais ne font rien pour dissuader ces contrevenants», déplore un habitant de Djebel Ouahch. Sur le territoire de la commune d’El Khroub, la situation est indescriptible, surtout sur la route menant vers la nouvelle ville Ali Mendjeli, à El Karia El Hamra, plus connue par «Cité 5», sur le chemin allant vers Salah Derradji et aux abords de la localité de Baâraouia.

Le stationnement des conducteurs de voitures sur certains axes, notamment celui menant vers Guettar El Aïch cause des embouteillages au quotidien depuis l’installation de certains maquignons venus des autres wilayas. Les mises en garde avancées par les vétérinaires de la direction des services agricoles (DSA) concernant les risques de propagation de certaines maladies ne semblent pas être prises au sérieux. Les bêtes proposées à la vente échappent à tout contrôle et même les mesures de prévention imposant un examen du cheptel et une éventuelle vaccination ne sont guère respectées.

Les craintes de revivre le scénario de la viande putréfiée des deux dernières années sont toujours présentes dans les esprits. «Malgré tout cela, les citoyens s’aventurent encore à aller chercher leur mouton dans ces lieux où aucune garantie n’est possible quant à l’état de la bête, où on n’ose jamais exiger de l’éleveur ou du maquignon le moindre certificat de vaccination», déplore un vétérinaire de la DSA.


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