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samedi, 21 septembre, 2019
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Une année après la fermeture de la gare routière ouest de Constantine : Le silence du wali inquiète les commerçants

21 juillet 2019 à 9 h 00 min

Les commerçants, qui n’ont rien obtenu en contrepartie de leur délocalisation, soupçonnent  toujours une affectation douteuse des lieux au profit d’un opérateur économique.

Une année après sa fermeture pour des travaux de réhabilitation, avant qu’elle ne soit récupérée pour un projet d’utilité publique, la gare routière ouest de Constantine devient un des dossiers les plus épineux dans la wilaya.

Sachant que l’arrêt des activités a eu lieu dans la précipitation, prenant en otages une vingtaine de commerçants et causant un important manque à gagner pour la commune de Constantine, ce projet suscite de la suspicion, chaque jour davantage, surtout que le chef de l’exécutif, Abdessamie Saïdoun, n’a jamais révélé la nouvelle affectation réelle de l’infrastructure ou de son assiette foncière.

Pour rappel et sans aucun préavis, ces commerçants ont été mis à la porte et se trouvent depuis plus d’une année au chômage, au moment où le projet envisagé n’a jamais été lancé.

Face à une telle situation critique, ces vendeurs ont tenu plusieurs mouvements de protestation depuis janvier 2018 et ont adressé maintes requêtes aux responsables locaux en dénonçant leur calvaire. Le wali a enfin signé un arrêté en mai de l’année dernière, pour les recaser au niveau de la nouvelle ville de Massinissa.

Dans ce document, dont El Watan détient une copie, les responsables locaux, notamment les chefs de daïra et les maires de Constantine et d’El Khroub et les directeurs de l’OPGI, ont été instruits d’appliquer le contenu de la décision. Hélas ! La joie des commerçants n’a pas duré longtemps, car ils ont fait l’objet d’une véritable pagaille administrative.

Car, selon leurs dires, l’OPGI «n’a pas de locaux à fournir». Après avoir accepté toutes les injustices de l’administration locale, en payant les locaux à Massinissa avec leurs propres moyens et sans aucune indemnisation, ils se trouvent aujourd’hui dans l’expectative et ne savent plus vers à quel responsable ils doivent s’adresser.

Surtout que le wali a balayé d’un revers de la main toutes leurs correspondances, en les prenant en otage depuis plus d’une année. «C’est parce nous avons osé dénoncer l’incompétence de l’administration locale, mais surtout levé le voile sur une affectation douteuse d’un bien communal au profit d’un opérateur économique», soutiennent-ils.

«Nous avons saisi le wali à plusieurs reprises, la toute dernière requête lui a été adressée par le biais d’un huissier de justice. Mais il a négligé toutes nos correspondances», a fulminé Hacène Bendakir, un des concernés.

Qu’y a-t-il exactement ? Pourquoi cet entêtement de l’administration ? Pour quelle raison le wali refuse de régler la situation des commerçants délogés injustement ? Plusieurs questions taraudent les esprits de ces commerçants, sans leur trouver de réponses.


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