Le cri de détresse des commerçants | El Watan
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vendredi, 27 novembre, 2020
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Le cri de détresse des commerçants

20 octobre 2020 à 9 h 55 min

Depuis sa fermeture pour des travaux d’extension de la ligne du tramway, l’avenue de l’ALN à Ali Mendjeli se trouve aujourd’hui complètement isolée et devient très dangereuse pour les passants et les habitants.

Le lancement du chantier de cette partie du projet avait eu lieu en mai 2019 et tous les accès menant vers cette artère ont été fermés. Par exemple pour arriver aux commerces de l’UV 1 au niveau de l’avenue de l’ALN, il faut faire tout un détour. Les véhicules sont contraints de descendre jusqu’ à l’UV 17 et aborder l’UV 1 du côté bas. Ce long parcours devient agaçant pour les conducteurs et les piétons. Plusieurs commerces ont fermé face à la baisse de l’activité.

Un endroit peu fréquenté par la population et isolé devient systématiquement un refuge pour les délinquants. Sur place, les rares commerçants qui ont résisté à cette situation ont exprimé leur ras-le-bol vis-à-vis de ces travaux qui s’éternisent. «Nous ne sommes pas contre le projet du tramway. Mais nous contestons la cadence des travaux de ce chantier ouvert depuis une année et demie ; et qui s’est lourdement répercuté sur notre activité.

Ce blocage nous a causé des pertes et nous a fait reculer dix ans en arrière», a fulminé Fateh Bouhouche, pharmacien. Et de poursuivre que la majorité des commerces sont fermés à cause des énormes pertes financières enregistrées. Notre interlocuteur affirme qu’il a perdu en cette année plus d’un million de dinars de produits pharmaceutiques périmés. «Je ne reçois plus de clients et j’étais contraint de libérer deux employés», a-t-il martelé.

Pour leur part, Amel, coiffeuse, Zakaria, couturier et Mohamed Lamine Yzelioui, vendeur de matériaux de construction, la situation est plus critique, car tous les commerçants sont des locataires chez l’AADL et la majorité a bénéficié de ces locaux dans le cadre de l’ANSEJ, la CNAC et l’ANGEM, alors que le loyer est estimé à 24 000 DA/mois, selon leurs dires. Ceci, sans oublier le reste des charges, notamment les crédits bancaires, les engagements avec les grossistes, les factures, les impôts, les salaires des employés et les cotisations de la Casnos.

Aujourd’hui, recevoir un client en une semaine est considéré comme une grande satisfaction par ces jeunes commerçants à leurs débuts. Pis encore, face à cet isolement en plein centre-ville de Ali Mendjeli, les patrouilles de la police ne passent plus par le boulevard de l’ALN. Plusieurs actes de banditisme et des agressions verbales à l’encontre des femmes par des voyous ont été soulevés par les habitants et les commerçants.

Démoralisés, les commerçants réclament une audience avec le wali et des indemnisations financières; surtout pour les produits périmés. Ils réclament aussi, avec le soutien des habitants, la multiplication des équipes intervenantes sur le chantier, afin d’accélérer les travaux.

Il est nécessaire de souligner qu’un nombre réduit de travailleurs a été constaté sur les lieux. Vers 15h 30, les quelques employés ont quitté le chantier. À16h, l’avenue devient complètement déserte. «C’est le même constat chaque jour», affirment nos interlocuteurs.

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