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Évènement marquant de la révolution à Constantine : Le procès du groupe des 21

28 mars 2020 à 9 h 01 min

Le 18 mars 1957 s’est ouvert au tribunal permanent des forces armées de Constantine, dans le quartier de La Casbah, le procès le plus long et le plus important jamais connu dans la région de Constantine durant la Révolution.

L’affaire, qui avait alimenté durant une semaine les colonnes de la Dépêche de Constantine, avait vu la comparution des deux principaux accusés : Aouati Mostefa, âgé de 29 ans, et Zaâmouche Amor, âgé de 28 ans.

Le premier était le chef de l’organisation du FLN à Constantine depuis mai 1955, après le départ vers le maquis de Messaoud Boudjeriou, premier responsable de cette organisation. Le second était le chef des six groupes de choc, chargé de programmer et de choisir les personnes pour les attentats avec l’aval d’Aouati. L’organisation fonctionnait selon un système très fermé. Elle était placée sous le commandement de Zighoud Youcef, chef de la Wilaya II.

Elle avait même une section spéciale pour la fabrication des bombes. Les deux principaux chefs et 19 autres membres du groupe présents à ce procès sont accusés d’avoir commis des attentats à Constantine entre le 30 avril et le 30 novembre 1955, dont les fameuses attaques du Nord constantinois le 20 aout 1955. Parmi les accusés, 24 autres étaient en fuite. On citera principalement Messaoud Boudjeriou, Kitouni Abdelmalek, Kerrouche Abdelhamid, Kerboua Abdelhamid et Kaidi Abdellah.

Le procès, qui survient après une instruction ayant duré 16 mois (de novembre 1955 à mars 1957). Tout commença le 30 avril 1955. La ville de Constantine fut secouée par une série d’explosions, et l’assassinat d’un inspecteur de police. L’arrestation d’un homme armé lors d’un accrochage à Condé Smendou a permis aux services français, avec le recours à la torture, d’avoir des révélations sur le réseau du FLN à Constantine.

Le 28 novembre 1955, Zamouche Amor fut arrêté. Le lendemain, Aouati Mostefa sera arrêté à Biskra. L’enquête mènera à l’arrestation de 19 autres personnes, dont Mentouri Belkacem, Mentouri Bachir et Benabbes Saïd. Selon les faits rapportés par la Dépêche de Constantine, le procès, qui a duré toute une semaine, a été marqué surtout par des incidents entre le colonel Bouhoune, le juge, qui avait présidé les débats et les avocats des accusés.

Après des débats houleux, le verdict est tombé dans la journée du 24 mars 1957. Aouati Mostefa, Zaâmouche Amor, Mentouri Belkacem, Benabbes Saïd et Benmezdad Ahmed ont été condamnés à la peine de mort. Des condamnations à mort par contumace ont été prononcées à l’encontre de huit accusés, dont Messaoud Boudjeriou et Kaïdi Abdellah. L’on retiendra aussi deux condamnations à la perpétuité, deux autres à des travaux forcés, et des peines de prison allant de 2 à 20 ans.

Parmi les cinq condamnés à mort, quatre seront exécutés quelques mois plus tard, dont Aouati et Zaâmouche. La lutte armée s’est poursuivie dans la ville de Constantine. Elle sera dirigée par Messaoud Boudjeriou.



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