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Ahmed Mentseur. Doyen des joueurs d’échecs à Constantine : Une mémoire vivante

22 mars 2020 à 8 h 55 min

Ecouter le témoignage d’Ahmed Mentseur sur l’histoire des échecs à Constantine et ses souvenirs avec les anciens joueurs de la belle époque est un vrai plaisir. Du haut de ses 84 ans, il se souvient en détail de faits remontant à plus de 50 ans.

Natif de la région de Béni Aziz, dans la wilaya de Sétif, Ahmed Mentseur débarque à Constantine en 1962. Il exercera comme administrateur à la direction des services agricoles jusqu’à son départ à la retraite. «En 1973, je fréquentais le Cercle des finances au Coudiat.

En suivant des parties d’échecs, je commençais à m’intéresser à ce jeu; c’était le début d’une passion qui dure jusqu’à nos jours», raconte-t-il. «Avant l’indépendance, les Français jouaient aux échecs dans les cafés et à l’hôtel Cirta.

Parmi les noms que j’ai connus au Cercle des finances, il y avait Darc, Gérard Lavilla dit Gégé et un Yougoslave qui s’appelait Morovotic ; ils sont restés en Algérie après 1962», révèle-t-il. Dans ce lieu de rencontres des échéphiles, l’idée a germé de créer L’Échiquier constantinois. «Cette association présidée par Si Seddik, puis par le défunt Kamel Bouhrid a été agréée en 1974, et j’ai été le trésorier», rappelle-t-il.

Selon Ahmed Mentseur, L’Échiquier constantinois a reçu les responsables de la fédération algérienne des jeux d’échecs début 1975. Leur but était d’inscrire des participants au championnat national individuel. «Nous étions deux à participer en 1975, Kamel Boulsane et moi-même», notera-t-il.

Kamel Boulsane, actuellement médecin à Guelma, sera sacré champion d’Algérie en 1976. «Après des années d’activité, l’Echiquier Constantinois a été dissous en 1989, suite à l’application de la loi d’intégration des associations dans les sociétés. Notre association n’a pas trouvé preneur ; le matériel sportif a été offert à la maison de jeunes de la cité Filali», témoigne le doyen des joueurs des échecs à Constantine. «Plus tard, j’ai contacté Mr Maarouf, responsable des sports à l’APC de Constantine, pour voir si l’APC pouvait prendre en charge l’association.

Il m’a demandé de contacter le DJS, Belgacem Makhloufi. Ce dernier nous a proposé de créer une ligue ; c’est ainsi que l’idée a été adoptée par un groupe d’amis dans un café au boulevard Belouizdad, ex-Saint Jean», témoigne Ahmed Mantseur.

Le 1er février 1981, sous l’égide du DJS, Belgacem Makhloufi et de Mouloud Boulila, instructeur national de la jeunesse, la ligue constantinoise des échecs a été créée. Des compétitions sportives individuelles et collectives ont été instaurées pour toutes les catégories, filles et garçons. «Les échecs à l’époque ont vu l’émergence de bons joueurs, dont certains feront une brillante carrière nationale et internationale à l’instar de Soufi Khaled et Amina Mezioud, une joueuse au palmarès difficile à égaler», révèle Ahmed Mentseur.

Ce dernier, qui continue toujours de jouer aux échecs, regrette la régression de la pratique de ce jeu à Constantine, avec uniquement trois associations. «Depuis six ans la ligue se trouve en état de grâce et de fatalité, c’est pour cela que je souhaite voir à l’avenir de jeunes joueurs désintéressés, honnêtes et intègres pour redonner une nouvelle dynamique aux échecs à Constantine», conclut-il.



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