16e édition de la déontologie médicale à Constantine : La télémédecine pour pallier le «désert médical» | El Watan
toggle menu
lundi, 18 novembre, 2019
  • thumbnail of elwatan18112019


16e édition de la déontologie médicale à Constantine : La télémédecine pour pallier le «désert médical»

07 juillet 2019 à 8 h 30 min

Comment être en contact régulier avec les patients habitant des zones isolées ? Comment effectuer des consultations à distance, tout en évitant les longs trajets dans des cas urgents ? Comment combler le manque de spécialistes dans certaines régions ? Afin de répondre à ces questions, le Conseil national de la déontologie médicale et le conseil de l’Ordre des médecins de la région de Constantine ont organisé une rencontre régionale intitulée «La télémédecine et le désert médical».

Ce conclave, tenu hier à la maison de la culture Malek Haddad, avait pour objectif de définir les besoins et pallier le manque de spécialistes dans les régions des Hauts-Plateaux et le Sud algérien. «Lorsque nous parlons des déserts médicaux, nous visons les bassins de population souffrant d’un déséquilibre entre l’offre et la demande en termes de santé.

C’est un problème national, où un désert médical pourra être signalé au centre-ville, nous avons donc organisé cette journée pour définir l’apport de la télémédecine et diminuer la pression, en mettant en place des dispositifs importants afin de couvrir le manque dans certaines spécialités, à l’instar de la gynécologie, la cardiologie, l’ophtalmologie et autres», a expliqué Pr Azzedine Belhadj-Mostefa, interniste et président du Conseil de la déontologie de Constantine et membre du comité d’organisation de la journée.

La télémédecine, considérée par les intervenants comme un acte médical à part entière, devient une nécessité urgente face à l’augmentation des maladies chroniques et les «bobologies». Selon le Pr Rachid Djenane, les moyens humains et matériels mis en place demeurent insuffisants, au moment où l’Algérie est dotée d’une capacité de 62 000 lits pour une population de 43 millions d’habitants. «Nous avons un total de 60 000 médecins, dont 60 % exercent dans le secteur public.

Pour la densité il y a un médecin généraliste pour 960 habitants, un médecin spécialiste pour 3 000 habitants en moyenne, sans oublier les disparités régionales», ajoute-t-il. Le Pr Djenane a appelé les pouvoirs publics à définir, en urgence, un cadre juridique pour l’exercice de la télémédecine, afin de structurer et financer ces nouveaux moyens de développement. Pour sa part, le Pr Abdelhamid Aberkane s’est focalisé, lors de son intervention sur l’aménagement du territoire, sur le plan humain et infrastructures.

A travers son analyse, portant un aspect critique sur les dispositifs existants, M. Aberkane a souligné l’urgence de revoir la qualité de vie au niveau de certaines régions. Ces dernières, selon ses dires, sont entièrement privées de développement et dépourvues d’un environnement favorable à la santé. En conclusion, il a proposé l’établissement d’un système de valeurs.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!